Pesticides néonicotinoïdes : les pollinisateurs ne sont pas les seuls à être menacés

Tout le monde a déjà entendu parler des pesticides néonicotinoïdes et des risques qu’ils présentent pour les abeilles. En tant qu’insectes pollinisateurs, les abeilles sont un maillon indispensable de notre chaîne alimentaire : jusqu’à 75 % de notre alimentation dépend directement ou indirectement de la pollinisation. Nous devons impérativement protéger les pollinisateurs contre la menace des pesticides, notamment des pesticides néonicotinoïdes.

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En 2013, des études scientifiques ont poussé l’Union européenne à interdire partiellement quatre pesticides parmi les plus nocifs pour les abeilles (la clothianidine, l’imidaclopride, le thiaméthoxame, qui sont des néonicotinoïdes, et le fipronil). Cette interdiction portait notamment sur les applications et les cultures qui attirent particulièrement les abeilles et les usages au cours desquels elles sont les plus exposées.

Un danger plus grave qu’on ne l’imaginait

Depuis 2013, date d’entrée en vigueur de l’interdiction partielle, de nouvelles recherches ont été menées sur les néonicotinoïdes et leurs impacts. Greenpeace a demandé à l’université du Sussex, une institution scientifique reconnue pour son travail sur les pollinisateurs, d’établir une synthèse de ces recherches. Deux scientifiques indépendants ont ainsi analysé des centaines d’études et les ont compilées en un seul et même rapport. Ce rapport dresse un tableau de la situation bien inquiétant : les néonicotinoïdes représentent un grave danger non seulement pour les abeilles mellifères, mais aussi pour de nombreuses autres espèces animales, notamment de bourdons, de papillons, d’oiseaux et d’insectes aquatiques.

L’agriculture industrielle : une menace pour la biodiversité et l’environnement

agri-industrielle

Certaines espèces de bourdons sont déjà en déclin, voire en train de disparaître. Des traces de néonicotinoïdes ont été retrouvées dans des plantes sauvages, butinées par les bourdons, se trouvant à proximité de cultures traitées, ainsi que dans des points d’eau (fossés, flaques, étangs, ruisseaux de montagne, rivières, zones humides temporaires ou fonte des neiges), les nappes phréatiques et les rejets des stations de traitement des eaux. Les données disponibles pour d’autres espèces sont tout aussi préoccupantes. De nombreuses espèces de papillons, de coléoptères et d’oiseaux insectivores, tels que les moineaux et les perdrix, entrent en contact avec les pesticides, directement ou par le biais de la chaîne alimentaire. Les insectes aquatiques peuvent aussi être exposés aux néonicotinoïdes par le biais de la lixiviation des sols agricoles, des poussières générées par le semis et les pulvérisateurs, et des systèmes d’irrigation des serres. Ces substances toxiques s’immiscent partout dans notre environnement, et pas seulement dans les champs.

Brisons le cercle de la dépendance aux pesticides !

Le déclin des pollinisateurs n’est qu’un symptôme de l’échec de l’agriculture industrielle, qui aggrave la perte de biodiversité, détruit les zones de butinage et se dope aux produits chimiques toxiques. Les pollinisateurs sont régulièrement exposés aux insecticides, aux herbicides et aux fongicides. Le parlement français a interdit totalement les néonicotinoïdes à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’en 2020. Si nous voulons vraiment les protéger, il est temps d’agir au niveau européen : la Commission européenne doit interdire totalement les pesticides tueurs d’abeilles, en commençant par les trois néonicotinoïdes (l’imidaclopride, le clothianidine et le thiaméthoxame) pour lesquels on dispose du plus d’éléments scientifiques. Pour briser le cercle de notre dépendance aux pesticides chimiques de synthèse, nous devons nous tourner vers des alternatives écologiques.

L’agriculture écologique protège les pollinisateurs

L’agriculture écologique préserve la biodiversité car elle n’utilise pas de pesticides chimiques ou d’engrais de synthèse. Elle renforce la résilience globale de nos écosystèmes. De nombreux agriculteurs européens, hommes et femmes, sont prêts à changer leurs pratiques agricoles, mais ils sont pris au piège du système industriel.

Les responsables politiques doivent aider ces agriculteurs à adopter des méthodes agricoles écologiques. Ils doivent également mettre fin aux subventions qui financent des projets nocifs pour l’environnement, et réorienter les dépenses publiques en faveur de la recherche et de projets de développement qui portent notamment sur l’agriculture écologique. La route est longue, mais c’est le seul chemin à prendre pour protéger les oiseaux, les papillons, les abeilles et bien d’autres pollinisateurs.

Vos commentaires

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85 commentaires pour « Pesticides néonicotinoïdes : les pollinisateurs ne sont pas les seuls à être menacés »

Greenpeace a encore fait fort ! Il est vrai que la solidité scientifique de ses articles est le cadet de ses soucis. Ce qui importe, c'est bien connu, c'est un apport régulier de propagande apte à entretenir et, si possible, faire croître le flux des dons nécessaires à la prospérité de l'entreprise de désinformation.

Penchons-nous sur la dernière bouse : « jusqu’à 75 % de notre alimentation dépend directement ou indirectement de la pollinisation », avec un lien vers un communiqué de presse de la FAO qui nous entretient sur les travaux de l'IPBES, une sorte de GIEC des abeilles et autres pollinisateurs dont la mission est de nous prédire l'apocalypse – à moins que nous nous repentions et adorions Mère Nature – à l'intersection entre la science (un peu) et la politique (beaucoup).

Donc, selon le communiqué de presse,

« More than three-quarters of the world's food crops rely at least in part on pollination by insects and other animals. »

Traduisons pour les chiens de garde qui ne manquerons pas de se manifester bruyamment :

« Plus des trois quarts des plantes alimentaires du monde se fient au moins en partie à la pollinistation par des insectes et d'autres animaux. »

C'est peut-être exact. Mais ce n'est pas la même chose que l'affirmation de Greenpeace :

« ...jusqu’à 75 % de notre alimentation dépend directement ou indirectement de la pollinisation. »

La première citation se rapporte aux espèces, la deuxième, à la quantité de nourriture.

Il se trouve que dans la majeure partie du monde, le socle de notre alimentation est constitué de denrées qui ne doivent rien aux pollinisateurs, notamment aux céréales.

On ne peut que se féliciter du fait que Greenpeace ait publié ce truc. Ils nous démontrent une fois de plus combien ils sont incompétents s'agissant de l'agriculture, et aussi combien ils se moquent éperdument de leurs lecteurs et sympathisants... pourvu qu'ils passent au tiroir-caisse.

Quant à la production de M. Dave Goulson, elle aura au moins le mérite de montrer une fois pour toute qu'il est un militant, un chercheur qui met sa position de chercheur au service du militantisme.

Comme souvent le premier clébard de la meute grand prescripteur de POISONS à déjà réagit par une énième intox.

[Il se trouve que dans la majeure partie du monde, le socle de notre alimentation est constitué de denrées qui ne doivent rien aux pollinisateurs, notamment aux céréales.]

Ceci est évidement archi-faux ! Mon pauvre seppi informe toi avant de graver tes âneries dans le marbre !!!
Tu fais bondir n'importe quelle personne avec un minimum de connaissance en diététique devant tes énormes conneries.
Apprend donc de quoi est constituée une ration équilibré pour un être humain, ensuite tu pourras peut être écrire intelligemment sur ce sujet.
Ainsi tu remarquera vite que c'est bel est bien jusqu’à 75 % de notre alimentation qui dépend directement ou indirectement de la pollinisation contrairement à ce que tu racontes .
Cesse donc tes conneries mon pauvre, tu parles de solidité scientifique et tu balances d'incroyables âneries espère tu être crédible comme cela???

Les dégâts sont graves et ne peuvent en aucun cas céder de place à ta stupéfiante stupidité chronique de minable lobbyiste.

"Quant à la production de M. Dave Goulson, elle aura au moins le mérite de montrer une fois pour toute qu'il est un militant, un chercheur qui met sa position de chercheur au service du militantisme."

► Genre propos très régulièrement tenus par un lobbyiste hyper acculé devant la vérité la réalité qui le dérange dans ses mensonges.

Bonjour, merci pour cet article et ce rapport qui semble très intéressant.
Est il possible d'obtenir le rapport complet ?
Merci par avance

Greenpeace écrit :

« Merci de rester courtois, toute insulte sera sanctionnée par :
- le blocage du posteur
- l'effacement des commentaires incriminés »

Mais peut-être que le modérateur de ce site pourra nous donner sa définition de la courtoisie et de l'insulte.

"Mais peut-être que le modérateur de ce site pourra nous donner sa définition de la courtoisie et de l'insulte."
Evidement et en même temps il nous expliquera comment une ONG qui se dit vouloir "sauver le monde" peut être accusé par 113 Prix Nobel ( plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) de crime contre l'humanité, pour être responsable de la mort de centaine de milliers d'enfant et tout cela pour pouvoir faire plus de fric(apparemment, pour les fanatique de Gp cela ne pose pas de problèmes si ce n'est pas leurs enfants).

Pour les neonic... GP fait vraiment preuve d'incompétences crasse minable dans le choix de ses info (oui mais elle alimente la machine à cash...en même temp, la morale de gp n'est pas a quelque gamin près , alors...).

L'études des 195 cas de disparition de rucher en 2015 mais en cause 0 neonic.
Le foll est bien dans SA m...e maintenant en ayant validé par pure démagogie a vomir les délires des escrologistes idéologique ou simplement idiot.
Le rapport en question est fait par ses services de la DGAL
La cerise sur le gateau : le seul pesticide agricole détecté sur les rare cas du a des produit venant de l'agriculture est le spinosad qui est un pesticide bio (dans les 4% de perte du à la chimie , la majorité est du au produits utilisé par les apiculteurs eux même).
Il y a plus d'abeilles qui meurent de famine que par la chimie!!!!!

Ville-en-Tardenois, le 8 novembre 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE
Bilan des suivis des mortalités d’abeilles par la DGAL (Ministère de l’Agriculture)
Pathologies, mauvaises pratiques apicoles et famine :
les véritables causes des mortalités d’abeilles clairement identifiées
Les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d’abeilles par les services du ministère de l’Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d’abeilles. On peut donc hiérarchiser les facteurs par importance : 1- Pathologies 2- Pratiques apicoles 3- Manque de ressources alimentaires et 4- Produits phytosanitaires.
En matière de santé du cheptel apicole, l’analyse du bilan annuel des enquêtes menées par les services de l’Etat est riche d’enseignements. Ces enquêtes font suite aux signalements de mortalités aiguës de colonies. En 2015, ce sont 195 alertes dans 52 départements qui ont été enregistrées, ce qui représente une forte hausse des signalements par rapport aux années précédentes et donc implique une plus grande fiabilité et représentativité des problèmes rencontrés sur le terrain par les apiculteurs.
Le Varroa, ennemi numéro 1 des abeilles
Près de 4 enquêtes sur 10 ont conclu à la responsabilité certaine de pathologies expliquant ainsi les mortalités observées. C’est essentiellement l’insuffisance, voire l’absence complète, de lutte contre le Varroa qui explique cette situation. « Eu égard au profil de varroa et son rôle dans l’affaiblissement du système immunitaire de l’abeille ainsi que son rôle de vecteur d’autres agents pathogènes, notamment les virus, ce constat récurrent est alarmant et invite à des actions concrètes et rapides de la part des apiculteurs » selon Fayçal Meziani, référent expert national « apiculture, pathologie des abeilles » à la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation – Ministère de l’Agriculture)*.
Les mauvaises pratiques apicoles au banc des accusés
Il n’est pas très politiquement correct d’évoquer la qualité des pratiques apicoles. Si, fort heureusement, une large majorité d’apiculteurs gèrent avec soin et attention leur cheptel apicole, force est de constater que les mauvaises pratiques perdurent. Selon l’expert de la DGAL, il s’agit en effet d’un autre constat récurrent. Et loin d’être marginal, il explique environ 1 cas de mortalité sur 7 (14 %). Concrètement, il s’agit de lutte contre le varroa avec des produits acarides non homologués ou des « remèdes de grand-mère faits maison », de mauvaises préparations de l’hivernage, de couvain refroidi, de pénurie alimentaire et dépopulation en sortie d’hiver… Pour Fayçal Meziani, « ces pratiques engendrent des mortalités élevées constatées au sein des colonies visitées ».*
A quand une stratégie nationale de lutte contre le Varroa ?
Présent en Europe depuis 1982, le Varroa est la principale menace pour les abeilles. « Lorsqu’une stratégie de lutte collective est menée, les résultats sont là » explique Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. « Dans la Marne, où une lutte collective est organisée, les mortalités d’abeilles liées au varroa restent à des taux raisonnables de l’ordre de 9 à 13% selon les années » poursuit-il. Dans ses conclusions annuelles, la DGAL ne fait pas mystère de la nécessité d’une telle stratégie contre cet acarien parasite.
Les abeilles continuent de mourir de faim
Après les pathologies, les mauvaises pratiques apicoles et les phénomènes de désertion des ruches dont la cause se trouve également dans les maladies, la famine est un autre facteur préoccupant pour les apiculteurs. Depuis une dizaine d’années, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ne cesse d’alerter les pouvoirs publics sur cet enjeu dont les réponses apportées demeurent insuffisantes. « Pourquoi le verdissement de la PAC, censé être un outil environnemental, a sonné le glas de la prime aux jachères apicoles ou mellifères » s’interroge Philippe Lecompte. Il faut d’urgence mettre en oeuvre des mécanismes pour favoriser le développement d’une ressource alimentaire adaptée aux besoins des abeilles, c’est à dire une ressource en quantité suffisante tout au long de la saison, avec une diversité d’espèces et une qualité nutritive des pollens élevée. Outre les jachères, les éléments du paysage à mobiliser sont multiples : haies, lisières forestières, bords de champs, bandes enherbées le long des cours d’eau…
Les pesticides, on en parle beaucoup. Sans doute trop !
La responsabilité des produits phytosanitaires par des intoxications ayant conduit à des mortalités d’abeilles apparaît à nouveau comme très réduite. Selon le bilan de la DGAL, ces cas ne concernent que 4% des cas de mortalité. Parmi les substances pointées du doigt, le Spinosad émerge. C’est un insecticide utilisé en agriculture biologique. Apiculteur professionnel bio, Philippe Lecompte reconnaît que « le label bio en agriculture ne signifie pas une absence de risque sur la santé des abeilles, ni la présence d’une ressource florale pour les abeilles ». Il ressort également des résultats de ces enquêtes que les cires sont les matrices principales de contamination à long terme. En effet, on observe des phénomènes d’accumulation des toxiques dans les cires puisque la dégradation des résidus se fait de manière très lente. Ainsi, 5 ans sont nécessaires pour qu’une cire perde 50% des résidus de fluvalinate, solution anti-Varroa placée directement au coeur des ruches, mais également utilisée comme insecticide en agriculture pour contrôler les méligèthes, ravageurs du colza.
Selon Réseau Biodiversité pour les Abeilles, il est temps de se rendre à l’évidence et de prendre acte des résultats de ces enquêtes qui, années après années, affichent une continuité et une cohérence dans leurs conclusions. Dès lors, pourquoi continuer à refuser de voir la réalité en face en maintenant un focus manifestement disproportionné sur les pesticides et en s’obstinant de refuser de traiter les véritables sujets, à commencer par la lutte contre le Varroa par un accompagnement des apiculteurs avec des formations adaptées à un métier de plus en plus complexe. Des intoxications liées aux produits phytosanitaires existent. Il faut bien entendu y répondre mais sans en faire l’arbre qui cache la forêt. « Ce sont avant tous les apiculteurs qui doivent supporter les conséquences de ces mauvais choix » rappelle Philippe Lecompte.
« La France continue de perdre ses abeilles quand d’autres pays développent leur cheptel, à situation environnementale comparable. L’année 2016 est une année noire pour l’ensemble de la filière. C’est la pire de toute notre histoire. On ne compte plus les apiculteurs qui mettent la clé sous la porte. La production nationale s’est effondrée à 8 000 tonnes. Il y a urgence. Nous sommes déjà dans le mur mais il faut maintenant en sortir et reconstruire » conclut-il.
* cf. article publié dans La Santé de l’Abeille n°275
Contact presse : Pierre Testu
testu@jacheres-apicoles.fr - Tel : 06 67 17 10 65
A propos du Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Fondé par Philippe Lecompte, apiculteur bio professionnel à Ville en Tardenois (Champagne), le Réseau Biodiversité pour les Abeilles s’impose depuis sa création en 2007 comme l’expert de l’alimentation des colonies. Acteur innovant et incontournable dans la déclinaison de la biodiversité en France, il coordonne le développement et la mise en place de jachères apicoles et d’intercultures mellifères. Véritables garde-manger pour abeilles, ces oasis de biodiversité sont réparties sur l’ensemble du territoire et contribuent de manière efficace au renouvellement du dialogue entre apiculteurs et agriculteurs grâce à un partenariat gagnant - gagnant. A ce jour, plus de 15.000 hectares consacrés à l’alimentation des pollinisateurs et au maintien de la biodiversité sont ainsi recensés. www.jacheres-apicoles.fr

Biensur rien dans les médias rien depuis la sortie de ce rapport fin 2016 et silence au ministère de l'agriculture française .
Honte pour la France vis à vis de nos collègue européen qui ne validaient normalement pas les discours de nos minables représentants français : Le foll et la calamité "hors concours" qu'est la royale Ségolène.

Seppi dit :
le 13 janvier 2017 à 09:05

Greenpeace écrit :

« Merci de rester courtois, toute insulte sera sanctionnée par :
- le blocage du posteur
- l'effacement des commentaires incriminés »

Mais peut-être que le modérateur de ce site pourra nous donner sa définition de la courtoisie et de l'insulte.
______________

§

► Comme Seppi cherche semble t'il la définition de la courtoisie et de l'insulte il est je pense important de lui faire constater que la première du genre de ce nouveau fil Agriculture - OGM en date du 12 janvier 2017 à 14:50 est
juste copiée/collé ci dessous:
Seppi dit :
le 12 janvier 2017 à 22:02
"Traduisons pour les chiens de garde qui ne manquerons pas de se manifester bruyamment :"

Oui c'est vraiment béta Seppi d’être ainsi pris en plein flag ...
Comme dis le proverbe « Ne pas tendre le bâton pour se faire battre » hein ANDRE t'en pense quoi ???
Ou si tu préfère celui si: "Qui sème le vent récolte la tempête." tu vois ANDRE tu as même le luxe de pouvoir choisir!!!

C'est pourquoi toutes tes tentatives racoleuses et toutes tes pleurnicheries de type royalement acculé n'ont vraiment aucun sens et fond plus que rire les lecteurs !!!

ANDRE tu es juste grillé à point depuis maintenant un bon moment cherche tu réellement a être complètement cramé?
La solution cesse donc ton imbuvable intox permanente qui te fait perdre toute crédibilité.
(même avec tes multi pseudos c'est indigeste pour les lecteurs) ;-))

►►AVIS IMPORTANT◄◄

bionel dit :
le 13 janvier 2017 à 17:27

Seppi dit :
le 13 janvier 2017 à 09:05

Greenpeace écrit :

« Merci de rester courtois, toute insulte sera sanctionnée par :
- le blocage du posteur
- l'effacement des commentaires incriminés »

Mais peut-être que le modérateur de ce site pourra nous donner sa définition de la courtoisie et de l'insulte.
______________

§

► Comme Seppi cherche semble t'il la définition de la courtoisie et de l'insulte il est je pense important de lui faire constater que la première du genre de ce nouveau fil Agriculture - OGM en date du 12 janvier 2017 à 14:50 est
juste copiée/collé ci dessous:
Seppi dit :
le 12 janvier 2017 à 22:02
"Traduisons pour les chiens de garde qui ne manquerons pas de se manifester bruyamment :"

Oui c'est vraiment béta Seppi d’être ainsi pris en plein flag ...
Comme dis le proverbe « Ne pas tendre le bâton pour se faire battre » hein ANDRE t'en pense quoi ???
Ou si tu préfère celui si: "Qui sème le vent récolte la tempête." tu vois ANDRE tu as même le luxe de pouvoir choisir!!!

C'est pourquoi toutes tes tentatives racoleuses et toutes tes pleurnicheries de type royalement acculé n'ont vraiment aucun sens et fond plus que rire les lecteurs !!!

ANDRE tu es juste grillé à point depuis maintenant un bon moment cherche tu réellement a être complètement cramé?
La solution cesse donc ton imbuvable intox permanente qui te fait perdre toute crédibilité.
(même avec tes multi pseudos c'est indigeste pour les lecteurs) ;-))

yann dit :
le 13 janvier 2017 à 14:16

"Mais peut-être que le modérateur de ce site pourra nous donner sa définition de la courtoisie et de l'insulte."
Evidement et en même temps il nous expliquera comment une ONG qui se dit vouloir "sauver le monde" peut être accusé par 113 Prix Nobel ( plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) de crime contre l'humanité, pour être responsable de la mort de centaine de milliers d'enfant et tout cela pour pouvoir faire plus de fric(apparemment, pour les fanatique de Gp cela ne pose pas de problèmes si ce n'est pas leurs enfants).

► La grande question est principalement comment 113 Prix Nobel ( plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) peuvent t'ils se faire endormir par d'aussi monstrueux ragots de prescripteurs de POISONS ?

Bionel

"comment 113 Prix Nobel ( plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) peuvent t'ils se faire endormir"

☛ Endormir ou acheter ?

les véritables causes des mortalités d’abeilles clairement identifiées
Les conclusions 2015 du dispositif officiel de suivi des troubles d’abeilles par les services du ministère de l’Agriculture sont claires et sans ambigüité : ce sont bien des facteurs sanitaires et nutritionnels qui expliquent les mortalités d’abeilles. On peut donc hiérarchiser les facteurs par importance : 1- Pathologies 2- Pratiques apicoles 3- Manque de ressources alimentaires et 4- Produits phytosanitaires.

===========

yann, le Monsieur qui croie à ce genres de petites histoires !

Depuis toujours les apiculteurs fond du miel, aujourd’hui les abeilles ont des troubles, disparaissent de façon alarmante,baisse inquiétante du rendement en miel .

Mais évidement l'agriculture intensive avec ses pesticides n'en est pas la cause,le probléme a pour origine les pratiques apicole ; oui vous avez bien lu !!!

Voyons si aujourd’hui les abeilles ont des troubles,et le rendement en miel baisse c'est évidement de la faute des apiculteurs !!!

Mais en dehors d'un professeur d'histoire qui peut bien croire en ces absurdités???

Yann va donc raconter tes petites histoire ou tu veux mais ici désolé nul ne peux croire de pareilles aneries même sous couvert de la DGAL.

Ce ne sont pas les pesticides en cause mais les apiculteurs qui ne savent pas nourrir leur cheptel !!!

N' OUBLIONS SURTOUT PAS:
"La cerise sur le gateau : le seul pesticide agricole détecté sur les rare cas du a des produit venant de l'agriculture est le spinosad qui est un pesticide bio (dans les 4% de perte du à la chimie , la majorité est du au produits utilisé par les apiculteurs eux même)."
- - -
► Tien le spinosad, c'est tout de même curieux que ce produit autorisé en AB mais vraiment peu utilisé par rapport aux insecticides chimiques de synthèse en conventionel; fassent autant de dégâts surtout que seule l’application directe et la dérive de l’insecticide sur les abeilles et les colonies d’abeilles, ainsi que les pulvérisations sur des cultures en pleine floraison représente un réel danger .

Comme les apiculteurs sont des incompétents, il est est donc certainement selon la DGAL aussi probablement courant de rencontrer des apiculteurs qui pulvérisent leurs cheptels d'abeilles au spinosad?
De plus les utilisateurs de spinosad sont parfaitement au courant que l'utilisation de cette MA est interdite sur cultures en pleine floraison (présence d'abeilles lors du traitement) par contre, le produit n’étant pas systémique les panicules traités au spinosad n’ont aucun impact sur la mortalité des abeilles.

Alors toutes ces petites histoires qui incrimine les apiculteurs sont bien belles mais seule un malheureux prof d'histoires est capable de tenter faire avaler ces couleuvres auprès de lecteurs profanes.

Bonjour Ludo et mes meilleurs vœux pour 2017.

Ludo dit :
le 13 janvier 2017 à 18:29

Bionel

"comment 113 Prix Nobel ( plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) peuvent t'ils se faire endormir"

☛ Endormir ou acheter ?

Oui tu as raison, ils sont avant tout achetés par ces lobbyistes prescripteurs de POISONS omniprésents dans toutes les structures.

Ludo dit :
le 13 janvier 2017 à 18:29
Bionel
"comment 113 Prix Nobel (plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) peuvent t'ils se faire endormir"
☛ Endormir ou acheter ?
Oui tu as raison, ils sont avant tout achetés par ces lobbyistes prescripteurs de POISONS omniprésents dans toutes les structures
____

Ils sont vraiment gentils les fan...atiques de GP !!!!!!!!!!
Remettre en cause ses croyances n’est vraiment pas facile pour personne.

Si 113 Prix Nobel (plus de 90% des Nobels scientifiques encore vivant) accusent GP de crime contre l’humanité en juin 2016 (responsable de la mort D’ENFANTS), Les croyants fanatiques n’ont logiquement pas d’autre choix que de dénigrer l’ensemble des NOBEL (et oui avec plus de 90%...)!!
 Ils sont tous corrompu !!! Plus de 90% des Nobels scientifique encore vivants sont des salopards qui osent attaquer gratuitement une « « « super » » » ONG comme GP !!!!!!
 Au minimum ils se feraient tous avoir (version bionul) !!! Ils sont idiots les Nobels a plus de 90%..... ! C’est bien connu !!!

Donc les Nobels ont plusieurs points de communs :

-Ils ont de nombreuses capacités dans leurs domaines respectifs (scientifique ou pas) du plus haut niveau reconnu par leurs confrères !
-Dans leurs domaines respectifs, ils sont même des sommités de références, reconnues par leurs confrères.
-Dans leurs domaines respectifs, ils ont prouvé leurs compétences au minimum par une réalisation concrète qui leurs a valu leurs distinction (LE NOBEL).

-Dans leurs domaines respectifs (Nobels scientifiques surtout), ils maitrisent forcement les techniques de recherches, d’expérimentations et d’analyses (techniques = « outils », protocoles, procédures. Les « techniques » n’englobent pas les connaissances)
Ces techniques de recherches/expérimentations/analyses étant à quelques détails près, les même pour tout le monde, ils ont donc des connaissances et compétences scientifiques générales très très au-dessus de la moyenne (qui semble bien basse en plus…).
-Dans leurs domaines de compétences (Nobels scientifiques surtout), ils maitrisent forcement les outils qui permettent la validation ou non de résultats de recherches et d’expérimentations, que sont les analyses statistiques. (Les « sciences » des statistiques (aussi passionnantes que complexes) sont exactement les mêmes pour tout le monde quel que soit les domaines de recherches/expérimentations).

Et grâce au fan….. de GP on apprend en plus qu’ils ont aussi en point communs (plus de 90% des Nobels scientifique encore vivants) :
- la cupidité, l’immoralité, la méchanceté et la malhonnêteté ou la bétise pour arriver à signer et envoyer en juin 2016, aux dirigeants de nos pays une pétition aussi calomnieuse et abjecte envers GP (ils osent parler de millions de mort d’enfants quand même).
-D’être en réalité des incompétents même pas capable de voir la réalité « à la sauce GP ».
-D’être tous des vendus à l’agro-industrie (même tous ceux qui n’ont rien à voir avec, au niveau de leurs domaine de recherche… !)
-D’être tous prêt à mentir, publiquement/ouvertement /mondialement aux yeux de tous.
-D’être capable de remettre en cause leurs réputations, leurs honneurs (ils parlent de mort de centaine de milliers d’enfants quand même !) publiquement/ouvertement /mondialement aux yeux de tous.
-D’être capable de faire tout cela rien que pour « dénigrer gp contre de l’argent ou parce ce qu’ils seraient en réalité des imbéciles qui se feraient bêtement avoir sur des sujets aussi dramatiques»… !!!!

Plus de 90% des Prix NOBELS scientifique encore vivants sont donc des « salopards » ou des idiots abjectes d’après les fann…. De GP.
Il est dingue le monde fantastique/fanatique de GP .Par contre ils vous facilitent bien la vie les fann… de GP puisque vous n’êtes « pas capable » de vous tromper, c’est les autres qui sont incompétent/nul ou menteurs sans foi ni lois.

Comment réagir selon votre « analyse » des « réalités sauce GP» :
Si on a un enfant qui veut faire un doctorat (scientifique), il faut s’inquiéter ???
Il faut l’en dissuader, car si il va trop loin il a plus de 90% de chance de devenir un abjecte salopard ou un idiot moins intelligent qu’ un bionul ou autre ludo (et ça sa cela fait peur !!!LOL).

Au risque de me répéter: Remettre en cause ses croyances n’est vraiment pas facile pour personne. Et c'est impossibles pour certains trop limité en possibilité!

GP à les fans qu’il mérite

Tout à fait d'accord avec Ludo.
Et sachez yann que des millions de scientifiques à travers le monde exercent leu métier.
La science est une très belle discipline et vous pouvez encourager vos enfants à faire des études scientifiques. de nombreux et très beaux métiers issus de la science font progresser notre situation chaque jour . la science c'est très bien et il n'y a aucune raison de se considérer comme un " abjecte salopard" si on fait une carrière scientifique, sauf si....on fait n'importe quoi avec, uniquement au nom du profit et sans se soucier de l'impact sur les populations et l'environnement.
Je précise que je ne suis pas une fan de GP, mais cette association et tous ceux qui se mobilisent pour le respect de l'environnement ont 1000 fois raison. Mais que cela ne vous empêche pas d'encourager vos enfants à se lancer dans une carrière scientifique . Des millions de scientifiques exercent partout dans le monde. Ils le font progresser et ne sont pas "d'abjectes salopards" comme certains (une minorité) d'entre eux.
Comprenez que ce n'est pas la science qui fait de certains "d'abjectes salopards". C'est plutôt l'appât du gain égoïste qui les conduisent à le devenir .

@lasocca
Vous êtes rassurante et inquiétante a la foi !!
Ouf la science a du bon, mais pour vous, plus de 90% des Nobels scientifique sont quand même des salopards !!?? ( vous dites êtes d’accord avec ludo qui nous explique que si tous ces Nobels ont signés cette pétition avec ses abjectes accusations (puisque fausses selon vous !) ce n’est que pour le fric !!!
Réfléchisson....!
Pour que plus de 90% des Nobels soit des « pourris », toujours d’après vous, il faut donc obligatoirement que la très grande majorité des scientifiques qui pourraient prétendre à etre « Nobéliser » soit aussi des pourris !!!!!

Ah non il y a une possibilité qui ne mettait pas encore venu à l’esprit ….. !!!
C’est dingue vous avez peut etre raison en fait !!!!!
Ces scientifiques de haut niveau qui ont été Nobéliser, l’ont été parce qu’ils sont justement des pourris, et non compétents et là on peut comprendre qu’ils soient plus de 90% à être Nobel et pourris en même temps !
Mois qui croyait bêtement que c’était à cause de leurs compétences (compétence au moins au-dessus d’un bionul bruno ou autre quidam de GP) et d’une réalisation concrète dans leurs domaines de compétences validé par un collège interdisciplinaire de scientifique de renom (surement aussi des salopards d’ailleurs en y réfléchissant avec votre aide)!!!

Si si, vous nous rassurer « lasocca », nos enfants peuvent faire des études scientifique, mais pas trop d’un très haut niveau quand même, si ils ne veulent pas mal tourner !

Oui ! Oui ! La vie est vraiment plus « simple » dans « la réalité sauce GP ».

Non non yann, il ne s'agit pas de compétences.
Des compétences ils en ont, et même beaucoup.
C'est juste une question de sincérité et profit.
Vous savez yann, on peut être très compétent et ne pas dire la vérité si on nous prie de ne pas la dire et en nous glissant quelques coupures discrètement entre les mains...
Un prix Nobel est inévitablement un compétent...mais dit-il la vérité si avec quelques coupures on l'invite à mentir ? ...hum, hum

@yann

► Vas y mon gars, de commentaires en commentaires tu t'enlises avec tes merveilleuses âneries !!!

§

"Si on a un enfant qui veut faire un doctorat (scientifique), il faut s’inquiéter ???
Il faut l’en dissuader, car si il va trop loin il a plus de 90% de chance de devenir un abjecte salopard ou un idiot moins intelligent qu’ un bionul ou autre ludo (et ça sa cela fait peur !!!LOL)."

► A plusieurs reprises j'ai déjà constaté ta profonde débilité, mais là tu bat de nouveau ton record!!!

Aucune inquiétude à avoir face à un enfant en doctorat scientifique bien au contraire !!!
Par contre face à tes débilites oui là il faut vraiment s'inquiéter !!!

lassoca dit
Un prix Nobel est inévitablement un compétent...mais dit-il la vérité si avec quelques coupures on l'invite à mentir ? ...hum, hum

Donc vous confirmez que plus de 90% de Nobel Scientifique encore vivant (113 signataire exactement) sont tous des compétent mais qu’ils seraient tous aussi contre un peu de monnaies prêt a validé des thèses qui d’après GP mettraient des personne et l’environnement en danger.

Si vous n’êtes pas capable de voir ou cela pose problème votre raisonnement……vous étés au bonne endroit pour être entre copain (avec le bionul entre autre)!
On a quand même l’impression que votre « déduction » qui nous affirme donc que NOBEL= personne capable contre de l’argent de mentir (plus de 90%) vient du fait que vous réfléchissez seulement a partir de votre petite personne.
Il apparait de façon assez évident dans vos propos que :
Vous seriez capable contre quelque coupure comme vous dites de vous comporter comme un vrai salopard donc les autres aussi… !
Cela semble même presque normal pour vous que quelque coupure puissent faire mentir n’importe qui !!!!
Avec votre capacité d’interprétation en lecture de texte associer au niveau zéro de votre moralité, vous êtes au bonne endroit sur GP, associé avec des personnes accusé de crime contre l’humanité par 113 NOBEL (responsable de la mort de centaine de millier d’enfant)
Gp a vraiment les fanatiques qu’il mérite.

Bionul bionul bionul, le bel exemple de la malhonnêteté incarné.
Continu ne change rien, tu as de « l’effet » sur des « lassoca » ou autre fan..atiques.
Tu permets aussi aux autres de bien comprendre ce que sont les jobard comme toi qui milite sur ce genre d’ONG faussement gentil et qui couillonne tous ses donateur (qui le mérite peut etre en fait tellement ils sont … pour certain).
Par contre tu dois être un peu vieux !!!
Tu n’arrives pas a comprendre ce qu’est une argumentation !!!
Tu mélanges toujours se mot avec affirmations gratuites.
Les insultes, ne sont toujours pas des arguments mon pauvre bionul !!!

PS : après avoir pensé à la réponse « habituel » de bionul, je vais rajouter que :
Je suis pour la biodiversité bionul, mais si vous nous faites des petits avec la lassoca, il ne faudrait quand même pas en garder. Contre quelques coupures la dame est arrangeante et elle trouve cela logique il faut en profiter seulement !

@yann

En effet, il vaut mieux est de très loin connaitre [la réalité « à la sauce GP »] (sic) plutôt que
l'énorme imbuvable intox à la sauce seppi à laquelle tu te réfères assez souvent ;-))

Te voir enfin reconnaitre la réalité à la sauce GP est une énorme avancée!
2017 est porteuse d'espoir ?

Bionul dit:
"Si on a un enfant qui veut faire un doctorat (scientifique), il faut s’inquiéter ???
Il faut l’en dissuader, car si il va trop loin il a plus de 90% de chance de devenir un abjecte salopard ou un idiot moins intelligent qu’ un bionul ou autre ludo (et ça sa cela fait peur !!!LOL)."

► A plusieurs reprises j'ai déjà constaté ta profonde débilité, mais là tu bat de nouveau ton record!!!
Aucune inquiétude à avoir face à un enfant en doctorat scientifique bien au contraire !!!

Ta dernière phrase est rassurante le bionul.
Tu ne distingue pas lorsque j'ironise sur la bêtise de vos affirmations.

Qui ose dire que plus de 90% des Nobel scientifique encore vivant sont des personnes prêt a se vendre au méchante firme.
Qui essai de faire croire que pratiquement l'ensemble de nos scientifique sont des pourris
( comment pourrait on avoir plus de 90% de Nobels pourris si la très grande majorité des scientifique ne l'étaient pas???)

Prend un verre d'eau pour une foi bionul et regarde qui fait des affirmations débile pour arriver a ce que ces convictions ne soit pas remise en cause.!

Pour le rapport sur les disparitions de ruchers en 2015 , je rappel a bionul que ce sont bien les personnes de la DGAL qui l'on réaliser. C'est bien des personnes du ministère de l'agriculture qui dépendent donc de Le Foll. Il est effectivement très triste de voir a quelle point le ministère ce plante depuis longtemps sur ce dossier abeille . Mais là patatra , ce sont les sbires du ministère eux même qui font ces constat.
Le bionul nous dit :mais qui peut croire cela??

Tout ceux qui le disaient déjà depuis longtemps.
Ce rapport lui colle parfaitement avec ce que l'on constate sur le terrain .

Il n'y a que des guguss comme toi pour etre surpris des résultats qui sont sans équivoques .
Pas un seul néonic incriminé sur 195 pb de ruche analysés en 2015(par contre un pesticides bio est mis en accusation le spinosad.......pas belle la vie)

Maintenant bionul, il ne reste plus qu'a dénigré le foll (puisque se sont ses "inspecteurs" les responsable du rapport). Lui pourtant qui est monter au front pour faire interdire (connement comme on le répétait depuis longtemps) les néonic. au niveau europeen.

D'ailleurs il y à un paquet de pays qui n'ont jamais voulu valider la thèse des néonic et qui était
en confrontation avec la France sur ce sujet.

Même avec les preuves mesurer sur le terrain, les fanatiques ne peuvent l'accepter.
Donc ils ne leurs restent plus que le dénigrement du ministère de l'agriculture (là on va etre d'accord car qu'est ce qu'il a pu valider comme connerie par pure démagogie crasse ce ministère depuis 5 ans)
Ce qui est dommage pour ce pauvre Le foll, c'est qu'il s'est mis a dos le monde agricole à cause de sa démagogie crasse envers les bobobio et maintenant il va se faire "détruire "a cause de la vérité mis a jour par ses service de la DGAL par les même bobobio.

@ yann

Penses tu réellement que de développer toutes tes niaiseries comme tu le fait sans cesse c'est vraiment de l'argumentation???

Tes écrits qui reluisent de ton extrême agressivité témoignent régulièrement et parfaitement que nous sommes face à un type hyper acculé qui s'enlise de plus en plus devant les énormes âneries qu'il peux écrire .

Tes malheureuses techniques de troll rompu à la zététique ne fonctionnent pas mon pauvre ↓ ↓ ↓ ;-))

Peut être un peu vieux selon toi, mais surtout je possède l’expérience et les compétences qui me permettent de parler en connaissance de cause et de savoir pertinemment de quoi je parle contrairement à un freluquet qui adopte une attitude de doute cartésien sur un sujet qu'il ne connait en rien. Ainsi tu n'es pas crédible mais ça offre juste de bons moments de rigolades.

Certes parfois je n'argumente pas à ta convenance car je te rappel je ne souhaite surtout pas apporter d'eau au moulin des trolls grands prescripteurs de POISONS chose que tu oublies assez souvent .

De pire en pire ce grands prescripteur de POISONS yann le 15 janvier 2017 à 11:36...

► Es tu réellement fiers de tes propos de plus en plus calamiteux ???
Tu viens de cramer des dernières neurones???

Quel DANGER pour l' EN d'avoir un élément de ce genre !

Seppi dit :
le 12 janvier 2017 à 22:02

[[« Plus des trois quarts des plantes alimentaires du monde se fient au moins en partie à la pollinistation par des insectes et d'autres animaux. »

C'est peut-être exact. Mais ce n'est pas la même chose que l'affirmation de Greenpeace :

« ...jusqu’à 75 % de notre alimentation dépend directement ou indirectement de la pollinisation. »

La première citation se rapporte aux espèces, la deuxième, à la quantité de nourriture.

Il se trouve que dans la majeure partie du monde, le socle de notre alimentation est constitué de denrées qui ne doivent rien aux pollinisateurs, notamment aux céréales.]]

► On ne peut que se féliciter du fait que SEPPI ait publié ce truc. Il nous démontre une fois de plus combien il est incompétent s'agissant de l'agriculture, et aussi combien il se moque éperdument des lecteurs et consommateurs... pourvu qu'ils passent au tiroir-caisse avec ses POISONS PESTICIDES/OGM.
En effet :
Plus des trois quarts des plantes alimentaires du monde représente une part de notre alimentation nettement supérieure à son fameux socle !
A croire qu'il ne mange que blé,riz, maïs ce pauvre rigolo !

Quant à la production de M. Dave Goulson, elle aura au moins le mérite de montrer une fois pour toute qu'il est un militant, un chercheur qui met sa position de chercheur au service du militantisme.
►L' éternel baratin d'un grand prescripteur de POISONS devant la vérité qui le dérange !!!

De plus SEPPI pour ta gouverne l'abeille n'est pas le seul est unique pollinisateur en voie de déclin avec tes très nombreux
POISONS PESTICIDES /OGM.

Le rôle PESTICIDES en temps que POISONS est de TUER !!!

Ainsi depuis quelques décennies de nombreuses espèces en tous genres ont disparues, sont en cours de disparition,sont appelées à disparaitre.

Tes PESTICIDES POISONS/OGM sont une grave atteinte à l’environnement et flinguent tout les écosystèmes*, malgré toutes les mises en gardes tu es visiblement tellement ignare que tu ne comprend rien et réfute systématiquement toutes vérités qui te dérange dans ton imbuvable intox mensongère.

*Avec pour inéluctables conséquences des baisses de biodiversité et de rendements qui seront alors incontrôlables !!!

L' agriculture intensive avec ses POISONS est la semence de la mort de l'humanité.

@Bionul

Tu dis :
De pire en pire ce grands prescripteur de POISONS yann le 15 janvier 2017 à 11:36...
► Es tu réellement fiers de tes propos de plus en plus calamiteux ???
Tu viens de cramer des dernières neurones???

Bionul bionul…. !
Voila ce dont tu es seulement capable !!!
Des affirmations gratuites le plus vague possible suivi d’insultes !
Fiers de quel propos ? soit plus claire ! (trop facile les sous-entendu )

Dit clairement ce qui ne te convient pas le bionul dans mes propos !
Ce sont les résultats de l’enquête faite par les services de le foll qui ne te conviennent pas ?( à le foll non plus cela ne lui convient pas puisque ces résultats prouvent qu’il a eu « tout faux » en écoutant que les escrologistes environnementeurs comme génération future ou autre FNE (pas encore accusé de crime contre l’humanité comme GP eux aux moins).

Au fait

http://supportprecisionagriculture.org/

Ce ne sont plus 107 Prix Nobels comme au début en Juin 2016, mais 123 PRIX NOBELS et plus de 7200 scientifiques qui ont signés la pétition accusant GP de crime contre l’humanité pour être responsables de la mort de centaines de milliers d’enfants.
Plus de 95% des Nobels scientifique encore vivant accusent Gp de crime contre l’humanité !!!!!!
Plus 7200 scientifiques.

La liste est sur le site dont l’adresse est ci-dessus. (Bionul : c’est comme cela que l’on ne fait pas d’affirmations gratuites)

Donc maintenant pour que les fanatiques d’une ONG comme GP avec une accusation aussi grave, puissent dormir tranquille avec leurs conscience, ils n’ont plus d’autre choix que d’affirmer (ce qui est vraiment débile en soit…) que tous les scientifiques Nobélisés sont des pourris sans exceptions capables de porter des accusations abjectes (on parle de mort de milliers d’enfants quand même… !!!) juste contre de l’argent des méchantes firmes.

C'est évident pour tout le monde: Nobel = pourri

Pour des ludo, bionul ou autre lassoca la vérité est :
Tu es Nobel donc tu es forcement aussi un méchant au service des firmes.(ben oui ils ont tous signé contre GP...)
C’est vous qui êtes acculer (comme le dit si bien bionul) avec vos convictions basé sur des mensonges et contrevérités. (Vous êtes forcer de dénigrer tous les Nobélisé maintenant,…mais vous n’êtes pas à cela près les fan…atiques pour justifier vos délires de persécutés)

Ceux qui soutiennent GP sont donc complice de crime contre l’humanité et non rien a faire de savoir que des millions d’enfants meurt à cause des mensonges minables et dégueulasses de GP.
Et ils militent pour un monde meilleur !!! la bonne blague !!!

C’est quoi déjà la différence entre fan de… et fanatique de … ?????

yann dit :
le 16 janvier 2017 à 10:56
"Des affirmations gratuites le plus vague possible suivi d’insultes !"
► Je pose des questions et notre super troll trouve des affirmations pour un prof c'est vraiment trop fort.
L' EN a visiblement des problèmes de recrutement .

"Fiers de quel propos ? soit plus claire ! (trop facile les sous-entendu )"
► Tu ne comprend évidement pas une simple questions?
Il n'y a pas de sous entendus, une question à laquelle tu n'est évidemment pas capable de répondre!

"Dit clairement ce qui ne te convient pas le bionul dans mes propos "
► Répond donc à mes questions au lieu de botter en touche !

bionul le Roy de la mauvaise foi (un digne représentant de gp)

J'assume tous mes propos. Ce ne sont en générale que des infos que je trouve et dont je donne les sources.
Maintenant le bionul, si tu veux m'attaquer sur mes propos, précise les quels !
Achète toi une paire de c..e plutôt que de continuer tes techniques de gros minable idéologique sans argument autre que ses fausses certitudes, pour noyer le poisson.

Tu es un digne complice des crimes contre l’humanité de GP et ce sont 123 PRIX NOBEL qui l’affirment maintenant et plus de 7200 scientifiques.
Tu n'en as rien à faire des gosses indien le bionul. Plus 1.5 millions de morts d'enfants qui auraient du être évité sans les saloperie de GP vis à vis du riz doré, ne te semble pas un vrai pb.

Cela gène beaucoup 123 Prix Nobels et 7200 scientifiques (et moi) et c'est pour cela qu'ils ont signé de leurs nom et donc prient positions officiellement contre cette horreur qu'est devenu GP sur les questions agricole. (sur le reste ont peu aussi avoir des doutes , aux vues de la moral affiché sur la façon de traiter les sujet agricole.....)

Ne change pas en fait ! tu sers a quelque chose après réflexions :
Les donneurs de leçon de morale comme toi ne servent vraiment a rien si ce n’est révéler le vrai visage des fan…atiques de GP

yann dit :
le 16 janvier 2017 à 12:10

"bionul le Roy de la mauvaise foi (un digne représentant de gp)"
► Merci ! je ne demande pas autant de reconnaissance de ta part .

"J'assume tous mes propos."
► bah je trouve ça bien !

" Ce ne sont en générale que des infos que je trouve et dont je donne les sources."
► Cela n'en fait pas pour autant des vérités !

"Maintenant le bionul, si tu veux m'attaquer sur mes propos, précise les quels !"
► Répond donc à mes questions juste au dessus au lieu de botter en touche !
elles te dérangent? je le comprend bien !

"Achète toi une paire de c..e plutôt que de continuer tes techniques de gros minable idéologique sans argument autre que ses fausses certitudes, pour noyer le poisson."
► Écrit un type qui soit disant dénonce les insultes !

"Tu es un digne complice des crimes contre l’humanité de GP et ce sont 123 PRIX NOBEL qui l’affirment maintenant et plus de 7200 scientifiques.
Tu n'en as rien à faire des gosses indien le bionul. Plus 1.5 millions de morts d'enfants qui auraient du être évité sans les saloperie de GP vis à vis du riz doré, ne te semble pas un vrai pb."
► Je m’intéresse évidement aux vrais problèmes,mais surtout pas aux qu'en-dira-t-on d'escrologistes fussent t'ils prix Nobel ?

"Cela gène beaucoup 123 Prix Nobels et 7200 scientifiques (et moi) et c'est pour cela qu'ils ont signé de leurs nom et donc prient positions officiellement contre cette horreur qu'est devenu GP sur les questions agricole. (sur le reste ont peu aussi avoir des doutes , aux vues de la moral affiché sur la façon de traiter les sujet agricole.....)"
►IDEM CI DESSUS.
►► Je m’intéresse évidement aux vrais problèmes,mais surtout pas aux qu'en-dira-t-on d'escrologistes fussent t'ils prix Nobel ?
► L' agriculture intensive avec ses POISONS est la semence de la mort de l'humanité.◄

"Ne change pas en fait ! tu sers a quelque chose après réflexions :
Les donneurs de leçon de morale comme toi ne servent vraiment a rien si ce n’est révéler le vrai visage des fan…atiques de GP"
► Deux lignes = une contradiction tu es vraiment trop fort pour systématiquement te décrédibiliser .
BRAVO tu as de l'avenir continue ainsi.

http://resistance-verte.over-blog.com/2016/02/l-amarante-ne-fait-pas-rire-monsanto.html

L' amarante, une preuve que les OGM ne serons jamais anodins dans l’environnement avec cette magnifique plante devenue tolérante au désherbants notamment le glyphosate (roundup...) abondamment utilisé en agriculture intensive et de surcroit sur la culture de certain maïs, soja OGM
eux mêmes prévu pour être tolérants aux POISONS HERBICIDES.

Cette réalité remet fortement en cause les discours faussement rassurants de certains fussent t'ils Prix Nobel .

Allez comme toujours la meute de grands prescripteurs de POISONS va encore rapidement s’affoler pour contredire cette vérité.

L' agriculture intensive avec ses POISONS est la semence de la mort de l'humanité.

C'est URGENT alors je vous en fait part ici!

https://www.change.org/p/m-le-ministre-de-l-agriculture-prot%C3%A9gez-les-citoyens-de-pesticides?utm_source=embedded_petition_view

Belle démonstration d'une déduction de quelqu'un qui a accès aux connaissances (du net) mais sans avoir les COMPETENCES en agronomie pour savoir/comprendre que l'apparition d'une résistance d'une adventice vis à vis d'une matière active phyto est un PB plus que mineur .

Le bionul dit le le 18 janvier 2017 à 08:20 ( en parlant de l'apparition d'amarantes résistantes dans les culture de PGM "Roundup ready").

Cette réalité remet fortement en cause les discours faussement rassurants de certains fussent t'ils Prix Nobel .
(c'est faussement rassurent que des NOBEL accusent GP d'être responsable de la mort de millier d'enfants????????????).

"Rigolo" se besoin de se rassurer vis a vis des PRIX NOBEL. Ah oui d'après les fanatiques de gp les 127 PRIX NOBEL qui accusent GP de crime contre l'humanité (plus de 95% des Nobels Scientifiques encore vivants) sont tous des escrologistes vendu a l'industrie des méchant, en plus d'etre des idiots moins compétent que GP en science...... C'est tellement évident quand ont lit les commentaires sur ce site !!!!! LOL

NON bionul ce n'est pas du tout un problème grave et encore moins inquiétant pour pouvoir remettre en cause l'intérêt des PGM.
Que tu ne sois pas capable de le savoir n'est pas une surprise et on comprend bien que tu saute sur le sujet pour essayer d'argumenter (pour une foi).
Si tu avais quelque compétences en agro , tu saurais que l'apparition de résistances est un PB quotidien à gérer pour tous techniciens agro. Ce n'est pas réserver au outils que sont les PGM.

C'est quoi le pb qui vous fait peur?
si l'amarante est résistante a cette molécule tolérer par le PGM, cela veux seulement et simplement dire que cette solution n'est plus possible dans les parcelles concernées. On repasse donc aux anciennes solution chimiques. ( les anti PGM devrai être content)
Cela veut simplement dire que la solution désherbage maïs (par exemple) ne peut plus se faire avec de glyphosate qui reste la solution de désherbage la plus cool pour les risques vis a vis de l'environnement ou la santé des utilisateur. (malgré les discours débiles des anti qui justement dénigre le glypho pour en fait attaquer les PGM ) .

Donc mon pauvre bionul , le problème que tu relèves, n'est un problème grave que pour les incompétent comme toi !!!!
Si t'on idéologie ne te bloquait pas le cerveau tu devrais seulement être content de l'apparition de ces résistances qui ne font qu'arrêter les solution de désherbage basées sur les PGM tolérants aux herbicides.
Au lieu de cela tu met en avant les argument débile (pour ceux qui savent de quoi ils parlent) et tu étales encore un peu plus ton niveau Zéro de compétence en agronomie (qui représente bien les anti PGM en réalité).

Bravo le bionul ! toujours un digne représentant de l'intérêt de GP sur les sujet agricole.
Tu (bionul) es clairement aussi un complice de GP accuser de crime contre l'humanité par l'ensemble des Nobels scientifiques encore vivant. L'accusation contre GP provient exactement de ce genre de discours mensonger que GP colporte (la différences est que toi le bionul, tu croix probablement ce que tu dis, alors que pour les Nobel se niveau de bêtise exprimer par GP dans leurs discours anti PGM ne peut être que volontaire (il ne peuvent pas être tous aussi idiots( les "spécialiste" agricole de GP) pour affirmer autant d'énormité anti PGM et donc il le mentent sciemment ce qui mérite l'accusation signé par les 127 Nobel et plus de 7200 scientifiques. (cf site internet des Nobels pour signé la pétition contre GP: http://supportprecisionagriculture.org/)

yann dit :
le 19 janvier 2017 à 14:33

"Belle démonstration d'une déduction de quelqu'un qui a accès aux connaissances (du net) mais sans avoir les COMPETENCES en agronomie pour savoir/comprendre que l'apparition d'une résistance d'une adventice vis à vis d'une matière active phyto est un PB plus que mineur ."
► Je possède surtout les compétences qui me permettent de savoir et de comprendre que l'apparition d'une résistance d'une adventice vis à vis de cette matière active herbicide le glyphosate est un PROBLÈME ENVIRONNEMENTAL MAJEUR .

"Le bionul dit le le 18 janvier 2017 à 08:20 ( en parlant de l'apparition d'amarantes résistantes dans les culture de PGM "Roundup ready").
Cette réalité remet fortement en cause les discours faussement rassurants de certains fussent t'ils Prix Nobel .
(c'est faussement rassurent que des NOBEL accusent GP d'être responsable de la mort de millier d'enfants????????????)."
► Leurs discours qui tend à faire la promotion des OGM est faussement rassurant .

"Rigolo" se besoin de se rassurer vis a vis des PRIX NOBEL. Ah oui d'après les fanatiques de gp les 127 PRIX NOBEL qui accusent GP de crime contre l'humanité (plus de 95% des Nobels Scientifiques encore vivants) sont tous des escrologistes vendu a l'industrie des méchant, en plus d'etre des idiots moins compétent que GP en science...... C'est tellement évident quand ont lit les commentaires sur ce site !!!!! LOL"
► Prétendre que jamais de problèmes sont apparus sur la culture d'OGM alors que l'amarante pour ne parler que de ce cas,nous prouve tout le contraire est bel un bien un mensonge !!!

"NON bionul ce n'est pas du tout un problème grave et encore moins inquiétant pour pouvoir remettre en cause l'intérêt des PGM."
► Écrit par un grand prescripteur de POISONS de surcroit adepte de l'épandage d'imbuvable intox ça ne pèse évidement pas lourd!

"Que tu ne sois pas capable de le savoir n'est pas une surprise et on comprend bien que tu saute sur le sujet pour essayer d'argumenter (pour une foi).
Si tu avais quelque compétences en agro , tu saurais que l'apparition de résistances est un PB quotidien à gérer pour tous techniciens agro. Ce n'est pas réserver au outils que sont les PGM."
► Veux tu vraiment tenter de nous faire croire que l'amarante est devenue spontanément tolérante au glyphosate dans les culture de PGM "Roundup ready ?

"C'est quoi le pb qui vous fait peur?"
► Vos mensonges !!!

"si l'amarante est résistante a cette molécule tolérer par le PGM, cela veux seulement et simplement dire que cette solution n'est plus possible dans les parcelles concernées."
► Ha l'amarante est aussi devenue tolérante au glyphosate en fonction des parcelles, cela est de l'agronomie de haute couture !!! (mdr)

" On repasse donc aux anciennes solution chimiques. ( les anti PGM devrai être content)"
► Super progrès les OGM ça ne fonctionne pas donc après avoir foutu la merde une foi de plus dans l’environnement marche arrière toute et on ressort les bonnes vielles saloperies; surtout on ne se moque pas c'est cautionné par les 127 Nobel et plus de 7200 scientifiques !!!
Au final, l'amarante c'est surtout excellente preuve parmi d'autre que contrairement aux prêches rassurants des Nobels c' est une technologie couteuse, inutile, ruinante, DANGEREUSE.

"Cela veut simplement dire que la solution désherbage maïs (par exemple) ne peut plus se faire avec de glyphosate qui reste la solution de désherbage la plus cool pour les risques vis a vis de l'environnement ou la santé des utilisateur. (malgré les discours débiles des anti qui justement dénigre le glypho pour en fait attaquer les PGM ) ."
► Cela veux principalement dire que la technologie ROUNDUP READY (glyphosate) est un véritable fiasco donc un très grand merci à yann de venir nous l'exposer ici dans son commentaire de façon bien détaillé

"Donc mon pauvre bionul , le problème que tu relèves, n'est un problème grave que pour les incompétent comme toi !!!!"
► Les lecteurs constate ainsi ta réelle mauvaise foi, tout en appréciant tes bonnes explications démontrant parfaitement l'inutilité des OGM .

"Si t'on idéologie ne te bloquait pas le cerveau tu devrais seulement être content de l'apparition de ces résistances qui ne font qu'arrêter les solution de désherbage basées sur les PGM tolérants aux herbicides."
► M' écrit un type hyper incompétent qui ne prend même pas en compte les impacts négatifs sur l’environnement comme par exemple le développement de cette tolérance au glyphosate qui est une grave modification de la flore indigène.

"Au lieu de cela tu met en avant les argument débile (pour ceux qui savent de quoi ils parlent) et tu étales encore un peu plus ton niveau Zéro de compétence en agronomie (qui représente bien les anti PGM en réalité)."
► Toujours le même dénigrement de bas étage d'un troll grand prescripteur de POISONS complétement acculé devant la réalité !

"Bravo le bionul ! toujours un digne représentant de l'intérêt de GP sur les sujet agricole."
► MERCI

"Tu (bionul) es clairement aussi un complice de GP accuser de crime contre l'humanité par l'ensemble des Nobels scientifiques encore vivant. L'accusation contre GP provient exactement de ce genre de discours mensonger que GP colporte (la différences est que toi le bionul, tu croix probablement ce que tu dis, alors que pour les Nobel se niveau de bêtise exprimer par GP dans leurs discours anti PGM ne peut être que volontaire (il ne peuvent pas être tous aussi idiots( les "spécialiste" agricole de GP) pour affirmer autant d'énormité anti PGM et donc il le mentent sciemment ce qui mérite l'accusation signé par les 127 Nobel et plus de 7200 scientifiques. (cf site internet des Nobels pour signé la pétition contre GP: http://supportprecisionagriculture.org/)"

► L' agriculture intensive avec ses POISONS est la semence de la mort de l'humanité.

M./Mme Yann,

Belle démonstration, en effet, mais vous avez tort sur la suite.

« ...quelqu'un qui a accès aux connaissances (du net)... » ? Non, c'est quelqu'un qui a accès au net, pas aux connaissances, car il est manifestement incapable de faire le tri autrement qu'en fonction de ses préjugés.

« ...mais sans avoir les COMPETENCES en agronomie pour savoir/comprendre... » ? Non, c'est pire : il n'a pas les compétences pour faire le tri dans ce qu'il lit.

La référence du grand spécialiste de l'agriculture dite « biologique » – de celui qui ne répugne pas à donner des leçons à tout le monde, en les épiçant d'insultes et autres horions quand ce ne sont pas des allusions homophobes – est un blog qui illustre son propos sur une amarante états-unienne mauvaise herbe avec une photo d'amarante utilisée chez nous comme plante ornementale. C'est très fort ! On voit tout de suite le spécialiste de l'agronomie aux manettes !

« L'amarante qui ne fait pas rire Monsanto » ? C'est donc le blog qui nous fait rire...

L'auteur de l'article dont se prévaut l'illustre troll inconditionnel du bio et de GP commence aussi très fort : « Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante. » Ça, c'est nouveau. Il faudra que Bionul explique ce prodige... Un gène de résistance est passé du maïs ou du soja à l'amarante... d'une graminée ou d'une fabacée à une amarathacée...

La plante incriminée – curieusement – ce serait l'amarante réfléchie, alors que le problème qui s'est posé est celui de l'amarante de Palmer...

Ce serait également « une plante parasite ». Ça aussi, c'est nouveau.

Le Roundup serait « élaboré à partir de glyphosphate ». Ça doit être nouveau le glyphosphate...

Il faut lire la suite : « Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup... » Des « graines... [qui] comportent une semence... », ça aussi, c'est nouveau !

Il fallait aussi comprendre le texte : « La firme Monsanto ne nie pas le problème. … Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces "super mauvaises herbes" ... peuvent être maîtrisées. » Ah oui, mais l'auteur du texte tient à son récit catastrophiste (et M. Bionel à sa psychose) : « Pourtant...

« ...les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D... »

Ben oui, pour maîtriser une mauvaise herbe devenue résistante à un herbicide particulier, il suffit d'utiliser... un autre herbicide, ou d'autres moyens. C'est ce qu'ont fait les agriculteurs depuis des décennies, cultures conventionnelles ou GM.

Notez enfin que ce texte délirant cité par le gardien du temple GP tourne en boucle depuis... avril 2009.

À part les blogs qui font du copier-coller idéologique, qui parle encore de l'amarante de Palmer censée être la plus grande catastrophe agricole des États-Unis ? Le champion de GP... Quelle chance ils ont à GP d'avoir un tel supporter...

Le pauvre rigolo de seppi de nouveau complètement acculé devant le véritable probléme de l’amarante grande preuve qui signe l’échec OGM,tente en simple diversion un cour sur les variétés d'amarante, si tu savait mon pauvre je connais les amarante mieux que tu imagines de surcroits celle à usage ornemental pour en avoir produit je sais donc pertinemment que l'amarante qui est sur la photo d'illustration n'est pas celle qui est mise en cause dans les culture OGM.

Pour ta gouverne ce n'est pas moi qui ai choisit la photo, de plus le pauvre troll n'a évidemment jamais entendu parler, aucune connaissance des photos d'illustrations non contractuelles!

Pour le fun, dans le même style nous avons ANDRE qui écrit sous le non de SEPPI mais nous savons réellement quel est le zététique imposteur derrière SEPPI .

Allez mon pauvre troll grand prescripteur de POISONS faut bien tenter d'enrichir ton imbuvable intox mensongére comme tu peux, hein?

Bionel rappel juste et surtout le vrais probléme de l'amarante devenue tolérante au glyphosate dans les cultures OGM nommée ROUNDUP READY preuve que les cultures OGM ne sont pas anodines
pour l’environnement contrairement aux propos mensongers des prescripteurs de POISONS
maintenant cautionnés par des prix Nobel.

Mon pauvre SEPPI merci de nous démontrer au travers de ta toute dernière tartine d’âneries une nouvelle foi la véracité de ce dicton:
[La culture c'est comme la confiture, moins on en a; plus on l'étale .]
Ceci demeure précisément la récurrence de toutes tes interventions mon pauvre .

C'est URGENT alors je vous le rappel ici!

https://www.change.org/p/m-le-ministre-de-l-agriculture-prot%C3%A9gez-les-citoyens-de-pesticides?utm_source=embedded_petition_view

Mais que voilà une « réponse » bien dans le style qui fait vraiment honneur à GP.

Une insulte pour commencer... un tic sémantique pour continuer... le déni de réalité...

Faisons comme lui :

Le pauvre rigolo de Bionul de nouveau complètement acculé devant le véritable problème de sa bêtise insondable qui signe l'échec de ses élucubrations, tente en simple diversion un pitoyable enfumage.

Mais oui, le pauvre rigolo de Bionul fait bien la différence entre une amarante mauvaise herbe et une amarante ornementale... la preuve, il en a produit ! Il sait donc pertinemment que l'amarante qui est sur la photo d'illustration n'est pas celle qui est mise en cause dans les cultures OGM...

Mais cela ne l'a pas empêché de renvoyer à un site qui met une photo d'amarante ornementale pour illustrer un article sur une amarante mauvaise herbe... Pardi ! L'article allait dans le sens de ses obsessions à lui, Bionul ! Et la photo n'est pas « contractuelle », n'est-ce pas ?

Greenpeace devrait payer un troll plus compétent pour défendre ses positions et ses petites combines. Le site de GP ne s'enrichit pas vraiment avec les intox de M. Bionul – ici celle qui consiste à renvoyer à un copier-coller fait en 2016 d'un article loufoque produit en 2009.

Enfin les intox... c'est tellement minable ! Un site cité en référence qui met une photo non « contractuelle », se trompe d'espèce de mauvaise herbe, la qualifie de parasite, se trompe dans le nom de la matière active, trouve que des graines « comportent une semence »...

le 20 janvier 2017 à 22:09 notre roi zetetique digne imposteur s'est exprimé, tellement frustré devant la réalité il s'est fendu d'un gros délire bien à son image.

Pauvre grand prescripteur de POISONS à la constante imbuvable intox mensongére de pro PESTICIDES/OGM tu me fait encore bien rire avec ta gouaille, cette superbe signature de ta grande frustration qui te colle merveilleusement bien à la peau.
------
Ho j'allais oublier ce passage:
"une amarante mauvaise herbe" (sic)
monsieur semble presque très professionnel, je pense qu'il parle probablement d'une adventice. ;-))

Pour ta gouverne ce que tu nomes "mauvaise herbe"(sic) est encore aujourd'hui régulièrement consommé comme légumes (graines,feuilles) au même titre que bien d'autre Amarantacées .

Avant de venir ici relever les compteurs sur quelques écarts de langage écrit dans un blog par un auteur qui n'est pas forcement un pro, commence donc par avoir toi même une certaine rigueur dans ce sens; ainsi tu sembleras moins fantaisiste !!!

Mais que voilà une « réponse » bien dans le style qui fait vraiment honneur à GP.

Une insulte pour commencer... un tic sémantique pour continuer... le déni de réalité...

Faisons comme lui :

Le pauvre rigolo de Bionul de nouveau complètement acculé devant le véritable problème de sa bêtise insondable qui signe l'échec de ses élucubrations, tente en simple diversion un pitoyable enfumage.

Mais oui, le pauvre rigolo de Bionul fait bien la différence entre une amarante mauvaise herbe et une amarante ornementale... la preuve, il en a produit ! Il sait donc pertinemment que l'amarante qui est sur la photo d'illustration n'est pas celle qui est mise en cause dans les cultures OGM...

Mais cela ne l'a pas empêché de renvoyer à un site qui met une photo d'amarante ornementale pour illustrer un article sur une amarante mauvaise herbe... Pardi ! L'article allait dans le sens de ses obsessions à lui, Bionul ! Et la photo n'est pas « contractuelle », n'est-ce pas ?

Greenpeace devrait payer un troll plus compétent pour défendre ses positions et ses petites combines. Le site de GP ne s'enrichit pas vraiment avec les intox de M. Bionul – ici celle qui consiste à renvoyer à un copier-coller fait en 2016 d'un article loufoque produit en 2009.

Enfin les intox... c'est tellement minable ! Un site cité en référence qui met une photo non « contractuelle », se trompe d'espèce de mauvaise herbe, la qualifie de parasite, se trompe dans le nom de la matière active, trouve que des graines « comportent une semence »...

bionel dit :le 21 janvier 2017 à 00:12
le 20 janvier 2017 à 22:09 notre roi zetetique digne imposteur s'est exprimé, tellement frustré devant la réalité il s'est fendu d'un gros délire bien à son image.

Pauvre grand prescripteur de POISONS à la constante imbuvable intox mensongére de pro PESTICIDES/OGM tu me fait encore bien rire avec ta gouaille, cette superbe signature de ta grande frustration qui te colle merveilleusement bien à la peau.
------
Ho j'allais oublier ce passage:
"une amarante mauvaise herbe" (sic)
monsieur semble presque très professionnel, je pense qu'il parle probablement d'une adventice. ;-))

Pour ta gouverne ce que tu nomes "mauvaise herbe"(sic) est encore aujourd'hui régulièrement consommé comme légumes (graines,feuilles) au même titre que bien d'autre Amarantacées .

Avant de venir ici relever les compteurs sur quelques écarts de langage écrit dans un blog par un auteur qui n'est pas forcement un pro, commence donc par avoir toi même une certaine rigueur dans ce sens; ainsi tu sembleras moins fantaisiste !!!

Ah que voilà encore un commentaire du roi de la répartie et de l'insulte. Ou plutôt de l'insulte qui tient lieu de répartie.

Notre notre gardien de la foi greenpeacienne, digne imposteur qui prétend tout savoir et se ridiculise à chaque intervention s'est exprimé, tellement frustré devant la réalité qu'il s'est fendu d'un gros délire bien à son image.

.

Passons sur les insultes : « ...tu me fait encore bien rire avec ta gouaille, cette superbe signature de ta grande frustration qui te colle merveilleusement bien à la peau » ?

M. Bionel n'a pas dû se rendre compte que cette « gouaille », c'était en partie un copier-coller adapté en tant que de besoin de ses propres écrits. C'est tout de même merveilleux de voir que M. Bionel admet la réalité de sa propre « superbe signature » de sa propre « grande frustration » qui lui « colle merveilleusement bien à la peau. »

Enfin... colle à la peau ? Il y a des thérapies.

.

Et pour bien démontrer sa dérive, M. Bionel ajoute un propos censé démontrer les carences de ses interlocuteurs ainsi que sa grande intelligence et ses vastes connaissances. Un propos qui illustre ce besoin compulsif d'avoir le dernier mot, fût-ce au prix d'une nouvelle râclée (qu'il s'empressera du reste d'ignorer pour passer à autre chose, argumentum ad nauseam et trouble cognotivo-comportemental obligent).

« ...monsieur semble presque très professionnel, je pense qu'il parle probablement d'une adventice. ;-)) » écrit-il avec morgue et arrogance.

Pour votre gouverne, donc, M. Bionel, apprenez donc le sens du mot « synonyme ». Mais il vous sera loisible – selon la tactique bien éprouvée de la surenchère, de la diversion et de la fuite en avant – de prodiguer un cours sur la différence fondamentale entre « adventices » et « mauvaise herbes » à ceux des lecteurs de ce site qui auront réussi l'exploit de surmonter leur dégoût à la lecture des premières interventions de M. Bionel.

.

Mais ce n'est pas tout. Conformément à la tactique susmentionnée, M. Bionel a cru bon de me prodiguer une leçon : « Pour ta gouverne ce que tu nomes "mauvaise herbe"(sic) est encore aujourd'hui régulièrement consommé comme légumes (graines,feuilles) au même titre que bien d'autre Amarantacées. »

Voilà donc M. Bionel qui tient à faire remarquer que « ce que tu nomes "mauvaise herbe" » et que j'aurais dû nommer (avec deux « n ») « adventice » est « régulièrement » consommé comme légume. L'amarante de Palmer, « régulièrement consommé » ? C'est nouveau, ça vient de sortir.

.

Mais il y a au moins un petit progrès : « Avant de venir ici relever les compteurs sur quelques écarts de langage écrit dans un blog par un auteur qui n'est pas forcement un pro... »

C'est bien, M. Bionel, de reconnaître que vous êtes allé fouillé dans une poubelle.

.

Bon, maintenant on attend la réplique avec impatience. Car, le modérateur de ce site trouvant les écrits de M. Bionel salonfähig, ils confortent la haute opinion que que se fait Greenpeace de son activisme.

ah oui !!! quand même!!!!!

100% d'accord avec votre rectificatif Seppi..Autant pour moi!

Je viens d'aller voir la "référence " de bionul sur les amarantes et je dois reconnaitre que mon optimisme sur la nature humaine ne m'avais pas permis d'imaginer le niveau du "super document à la bionul".

(A ma décharge Seppi, reconnaissez que nous avons a faire a un cas hors norme!!!)
_______
.
Je n'avais pas pris le temps d'aller voir la "référence" du triste sir qui sévi sur ce site, car l'affirmation sur le "sujet des résistances" ce suffisait à elle seule en démonstration du niveau zéro en agronomie du bionul.

Les raisons qui pourraient expliquer ce niveau d'ineptie argumentaire sont, effectivement, encore plus triste et minable que l'explication que je donnais (qui est, me semble t il, une des explication probable du nombre dingues de bêtises du net....Les Bionul reste rare et "Si il faut de tout pour faire un monde" comme disait mon grand père, ma grand mère rajoutait "quand même que pour certain , il n'en faut pas trop"....Les deux avaient raison !

Gp a son bionul, et il le mérite bien

Hé ho le modérateur réveillez vous cela devient très grave.....

le bionul dit:
"Pour ta gouverne ce que tu nomes "mauvaise herbe"(sic) est encore aujourd'hui régulièrement consommé comme légumes (graines,feuilles) au même titre que bien d'autre Amarantacées ."
Monsieur ou Madame le modérateur,
Vous travailler déjà pour une ONG accusé de CRIME CONTRE L HUMANITE par 127 PRIX NOBEL(plus de 95% des Nobels scientifiques encore vivants) et 7200 scientifique qui ont signé une pétition que tout le monde peut trouver sur le net et maintenant,
vous vous rendez complice aussi de la mort par empoisonnement future de pauvres bougres qui croiraient les délires de votre bionul de service.

Les amarantes sauvages en France sont HAUTEMENT toxiques.

Surtout après fructification, les baies bleu/noirs de l'amarante sauvage tuent même les vaches si elle se retrouvent dans les ensilages de maïs.

Quoique...à la façon bionul ou ze peux peux.....cela donne:
Super info le bionul, alors vas y prouve tes propos, mange toi une bonne soupe d'amarantes sauvages !!!!!!!
(bon par contre , il va falloir patienter car elles sortiront de terre plutôt au printemps )

► Allez nous t'écoutons ...

"Et pour bien démontrer sa dérive, M. Bionel ajoute un propos censé démontrer les carences de ses interlocuteurs ainsi que sa grande intelligence et ses vastes connaissances. Un propos qui illustre ce besoin compulsif d'avoir le dernier mot, fût-ce au prix d'une nouvelle râclée (qu'il s'empressera du reste d'ignorer pour passer à autre chose, argumentum ad nauseam et trouble cognotivo-comportemental obligent)."
► AMEN .
Toujours parfaitement acculé devant la réalité et après les très multiples épisodes de son imbuvable intox mensongère, il vient nous chanter maintenant la messe ! Halleluia ...;-))
Pauvre imposteur, dans le cas ou démonter tes très régulières absurdités, tes éternels mensonges est un trouble compulsif je suis alors particulièrement heureux d'en être atteint !

"« ...monsieur semble presque très professionnel, je pense qu'il parle probablement d'une adventice. ;-)) » écrit-il avec morgue et arrogance."
► " morgue et arrogance." sont les meilleurs qualificatif qu'il pouvait offrir à son œuvre de dénigrement du blog que j'ai mis en évidence au sujet du développement de tolérance au herbicides notamment le glyphosate par une amarante qui pose probléme dans les cultures OGM ROUNDUP READY.

"Pour votre gouverne, donc, M. Bionel, apprenez donc le sens du mot « synonyme ». Mais il vous sera loisible – selon la tactique bien éprouvée de la surenchère, de la diversion et de la fuite en avant – de prodiguer un cours sur la différence fondamentale entre « adventices » et « mauvaise herbes » à ceux des lecteurs de ce site qui auront réussi l'exploit de surmonter leur dégoût à la lecture des premières interventions de M. Bionel."
► Je sais ce qu'est un synonyme, dans notre cas précis "mauvaises herbes " n'est aucunement un synonyme du mot "adventice"
désolé mais pour un soit disant professionnel c'est lourd d’incompétence .
.
"Mais ce n'est pas tout. Conformément à la tactique susmentionnée, M. Bionel a cru bon de me prodiguer une leçon : « Pour ta gouverne ce que tu nomes "mauvaise herbe"(sic) est encore aujourd'hui régulièrement consommé comme légumes (graines,feuilles) au même titre que bien d'autre Amarantacées. »"
► Je remarque juste qu'une fois de plus seppi soit il ne comprend vraiment rien soit son extrême mauvaise foi l'emporte.
les amarantacées ne sont nullement des mauvaises herbes peut tu ENFIN comprendre ton erreur ???
.
"Voilà donc M. Bionel qui tient à faire remarquer que « ce que tu nomes "mauvaise herbe" » et que j'aurais dû nommer (avec deux « n ») « adventice » est « régulièrement » consommé comme légume. L'amarante de Palmer, « régulièrement consommé » ? C'est nouveau, ça vient de sortir."
► RIGOLO? il n'y a pas que le la Palmer ...tu ne connais que la Palmer devenue tolérante ???
Encore une grande preuve de ton hyper incompétence mon pauvre imposteur!
De plus ta réponse nous démontre encore ton coté super ignare mon pauvre car la consommation d'amarantes est vraiment loin d’être une nouveauté; c'est même un aliment extrêmement ancien.
.
Mais il y a au moins un petit progrès : « Avant de venir ici relever les compteurs sur quelques écarts de langage écrit dans un blog par un auteur qui n'est pas forcement un pro... »

C'est bien, M. Bionel, de reconnaître que vous êtes allé fouillé dans une poubelle.
► Ben non et figure toi que par exemple je ne visite jamais ton blog hyper pourvu d'imbuvables intox mensongéres et pour cause j'ai horreur de fouiller les poubelles !
.

Bon, maintenant on attend la réplique avec impatience. Car, le modérateur de ce site trouvant les écrits de M. Bionel salonfähig, ils confortent la haute opinion que que se fait Greenpeace de son activisme.
► André l'imposteur roi zetetique nous savons évidement que tu parles Allemand, est ce le rachat qui t’amène ainsi dans la confusion?

yann dit :
le 21 janvier 2017 à 12:21

ah oui !!! quand même!!!!!

100% d'accord avec votre rectificatif Seppi..Autant pour moi!

Je viens d'aller voir la "référence " de bionul sur les amarantes et je dois reconnaitre que mon optimisme sur la nature humaine ne m'avais pas permis d'imaginer le niveau du "super document à la bionul".

(A ma décharge Seppi, reconnaissez que nous avons a faire a un cas hors norme!!!)
_______
.
Je n'avais pas pris le temps d'aller voir la "référence" du triste sir qui sévi sur ce site, car l'affirmation sur le "sujet des résistances" ce suffisait à elle seule en démonstration du niveau zéro en agronomie du bionul.

Les raisons qui pourraient expliquer ce niveau d'ineptie argumentaire sont, effectivement, encore plus triste et minable que l'explication que je donnais (qui est, me semble t il, une des explication probable du nombre dingues de bêtises du net....Les Bionul reste rare et "Si il faut de tout pour faire un monde" comme disait mon grand père, ma grand mère rajoutait "quand même que pour certain , il n'en faut pas trop"....Les deux avaient raison !

Gp a son bionul, et il le mérite bien

► Quel joli blabla !!!

Le fait principal reste la VÉRITÉ énoncée qui dérange fortement les prescripteurs de POISONS toute leur littérature n'est qu'une belle broderie qui souligne leur réel mal être devant ce cuisant échec de culture OGM ROUNDUP READY ce produit phare puisqu'il permettait en plus de vendre des quantités énormes de glyphosate en complément de la semence mais la nature à évidement repris ses droits et la fameuse technologie miracle à pris la tasse chose que les prescripteurs de POISONS refusent évidement d'entendre .

" du niveau zéro en agronomie du bionul."

Écrit par un pauvre petit prof d'histoire adepte ZETETIQUE de surcroit énorme incompétent en agronomie ceci n'a évidement aucun sens !

yann dit :
le 21 janvier 2017 à 12:43

"Hé ho le modérateur réveillez vous cela devient très grave....."
► Nous sommes au courant, les mauvais délires de prescripteurs de POISONS sont de plus en plus inquiétants.

"le bionul dit:
"Pour ta gouverne ce que tu nomes "mauvaise herbe"(sic) est encore aujourd'hui régulièrement consommé comme légumes (graines,feuilles) au même titre que bien d'autre Amarantacées ."
Monsieur ou Madame le modérateur,
Vous travailler déjà pour une ONG accusé de CRIME CONTRE L HUMANITE par 127 PRIX NOBEL(plus de 95% des Nobels scientifiques encore vivants) et 7200 scientifique qui ont signé une pétition que tout le monde peut trouver sur le net et maintenant,
vous vous rendez complice aussi de la mort par empoisonnement future de pauvres bougres qui croiraient les délires de votre bionul de service."
► HA bon!

"Les amarantes sauvages en France sont HAUTEMENT toxiques."
► Ceci est nouveau?
De quelles amarantes s' agit t'il précisément? (par le nom binominal)

Surtout après fructification, les baies bleu/noirs de l'amarante sauvage tuent même les vaches si elle se retrouvent dans les ensilages de maïs.
► Hou là!!! ATTENTION nous sommes devant du costaud !!!
Le jour ou tu trouves ce genre de baies bleu/noirs de l'amarante sauvage qui tuent même les vaches sera un super SCOOP alors surtout prévient au plus vite le monde entier de ta découverte !!!

Pauvre ignare qui parle toujours sans connaitre le sujet, c'est incroyable pour un prof d'histoires, l'EN a vraiment de sérieux problèmes de recrutement lorsque l'on rencontre pareil incompétent, le pire reste évidement pour les élèves .

Allez mon guignol je pense fortement que ta grande incompétence t’amène en confusion avec la morelle noire ; Solanum nigrum L. du genre Solanacées au lieu d' Amarantacée qui elle correspondant beaucoup mieux a ta description (avec les baies toxiques) mon pauvre troll de plus en plus ridicule regarde don vite c'est ici:
http://www.evidal.fr/data/toxin/com/vidal/data/toxin/PLANTES/MONOPLAN/MORELLE0.HTM

Mon pauvre petit prof d'histoire adepte zetetique tes profondes âneries ferons grandement sourciller les botanistes du monde entiers .
V a donc raconter tes petites histoires à qui veux bien te croire mais ce qui est vraiment grave c'est de trouver tes tes âneries ce qui est
vraiment DANGEREUX c'est de t'écouter.

"Quoique...à la façon bionul ou ze peux peux.....cela donne:
Super info le bionul, alors vas y prouve tes propos, mange toi une bonne soupe d'amarantes sauvages !!!!!!!
(bon par contre , il va falloir patienter car elles sortiront de terre plutôt au printemps )"

► Guignol, sans probléme je mange de l'amarante par contre devant ton immense stupidité je t' INTERDIT la morelle noire et ses baies bleu/noirs capables de tuer même les vaches !!!

Dans le cas ou le sujet agriculture t’intéresse, je t'invite vivement à prendre des cours, sinon abstient toi à jamais, car sans cesse venir ici parler d'un sujet que tu ne connais absolument pas démontre expressément aux lecteurs que tu n'es qu'un splendide idiot .

Allez je te quitte, ma petite portion d'Amarante m’attend ;-))

Histoire d'une mafia !
conflits d’intérêts...

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/pieces-a-conviction/pieces-a-conviction-du-mercredi-18-janvier-2017_2013268.html

@ bionel
bonne année a toi
j'ai un peu "zappé" le trollisme de fin d'année(j'avais des choses bien plus importantes a faire)
mais je vois qu'ils sont toujours actifs:a la lecture de leurs posts j'ai décidé plusieurs choses
1)dépôt de plainte contre ma coopé bio qui vends des graines d'amarante, pour mise en danger de la vie d'autrui
2)auto dénonciation auprès des autorités compétentes pour détention,production,distribution de substances toxiques en bande organisée (ma femme est une complice zélée) JE LE CONFESSE JE CULTIVE DE L'AMARANTE dans mon potager
3)je vais brûler toutes les flores et tout les ouvrages de botanique que je possède car elle ne mentionnent pas que l'amarante produit des baies" bleu/noirs" comme le professe péremptoirement le grand docteur YANN
@yann pour laurtaugraff ta enkor du boulo

@rachelcarson

Merci et reçoit en retour mes meilleurs vœux .

Cette amarante toxique qui produit des baies" bleu/noirs...
UN VÉRITABLE SCOOP en ce début d'année !

je pense aussi organiser un colloque avec les botanistes du monde entier et avec notre grand Docteur YANN en guise de maitre de conférence nous avons probablement des choses à découvrir .
Telle qu' une créature mystérieuse; une [Solanamaranthacée] toxique qui produit des baies" bleu/noirs, qui de surcroit serait de type RR .
Notre professeur d'histoire serait visiblement assez bon pour nous bâtir une pareille cabale !!!

Hou lala, ils font vraiment de plus en plus peur avec les saloperies OGM ;-))

http://www.nationalreview.com/article/444141/greenpeace-lies-resolute-paper-company
In a ‘Post-Truth’ Era, Greenpeace Lies to Raise Money
The organization uses false accusations to support its environmentalist stunts. Free speech is one thing. It’s another to lie about a company just because you don’t like it. And environmental organizations like Greenpeace go even further — they try to raise money through pitches based on lies. Green groups say they have been fundraising like crazy since the election. It’s going to take commitment to defeat their smear campaigns, which threaten jobs and communities. In this fight, Americans can learn a lot from our northern neighbors in Canada’s boreal forest, who are refusing to take the abuse. Union workers and government officials in the forest region have risen up against Greenpeace, the Natural Resources Defense Council (NRDC), and other organizations that are making wild claims. For several years, activists have relentlessly attacked paper company Resolute Forest Products and its customers, claiming that it is destroying the forest. The people directly affected by these false accusations are speaking up in droves. “We will not sit idly by while self-interested pressure groups try to malign the diligent and careful work that our members do for a living,” union leaders recently told the NRDC. Roger Sigouin, the mayor of Hearst, Ontario, told Greenpeace that if its misinformation campaign is successful, “the aftermath will be whole communities dying and I can tell you right now, that’s irresponsible and we will not stand for that.” Refreshing, eh? It’s not just a corporation-vs.-environmentalists battle; union workers, the company that provides their livelihood, and local governments are all on the same side. The media aren’t supporting the false attacks, either. In 2016, Canada’s media ombudsman found that Greenpeace was misleading the public. Greenpeace showed photos of a devastated forest, insinuating that the damage was done by Resolute, when in fact the forest had been destroyed by fire. Journalists got to the bottom of the story. Greenpeace has used photos to mislead people before. It has been caught twice using photos that it claimed were proof of coal-induced damage to the Great Barrier Reef — photos that actually came from another location. Australia’s Courier Mail reported last year that the group “was accused of false advertising to drive donations with emotive but erroneous adverts on the London Underground, claiming coal companies would be allowed to dredge in the Reef.” Greenpeace has been caught twice using photos that it claimed were proof of coal-induced damage to the Great Barrier Reef — photos that actually came from another location. Getting caught hasn’t fazed Greenpeace, which is benefiting from the modern “post-truth” era. When Oxford Dictionaries declared “post-truth” its Word of the Year for 2016, the definition was: “Relating to or denoting circumstances in which objective facts are less influential in shaping public opinion than appeals to emotion and personal belief.” For environmental groups, shaping public opinion is everything. So when Resolute Forest Products sued Greenpeace, calling it a “global fraud” that has “duped” donors with “materially false and misleading claims,” Greenpeace reacted not with facts but with an appeal to emotion. It warned other activist organizations that they, too, could be sued — claiming that the only thing at issue was “free speech.” In November, Greenpeace put out a petition against Resolute, complete with a full-page ad in the New York Times signed by 80 organizations. The ad’s text: “Free speech is not a crime.” In America, the First Amendment protects free speech, but not libel or slander. And the real kicker for Greenpeace is that Resolute’s lawsuit takes the group to task for fundraising off false claims. The lawsuit is based on the Racketeer Influenced and Corrupt Organizations (RICO) Act, something that Greenpeace itself has used and encouraged in the past. Greenpeace publicly shamed Resolute and harassed its customers, claiming the company was logging in areas that were off limits and was displacing endangered animals. These accusations were false. Yet it continues to warn that the boreal forest is being destroyed, asking for donations to its “Forest Defense Fund.” Did you know that the Canadian government won’t recognize Greenpeace as a tax-exempt charitable organization? It has said Greenpeace’s activities “have no public benefit.” That’s an understatement. Instead, the group causes harm. Greenpeace and others like it should be held accountable for the ways they lie to supporters and hurt communities. — Amy Payne is a media and think-tank survivor who writes about policy shenanigans.

@aatea
poil dans la main payé a rien foutre..... juste bon a faire du copié collé !!!!

@rachelcarson

Incontournable passage de mains! aatea n'est que l'homme de paille de notre troll le roi zététique complétement acculé face à ses énormes de baies bleu/noires d’amarantes toxiques .

Phénomène récurent à chaque fois que le roi zététique s' est embourbé dans son imbuvable intox mensongére.

Il s'imagine avoir de l'importance avec ses copiés/collés en anglais pour dénigrer Greenpeace .mais un troll reste un troll ...

http://theness.com/neurologicablog/index.php/questions-on-gmos/

Questions on GMOs

Genetically Modified Organisms (GMOs) remain the one issue on which there is the greatest disparity of opinions between scientists and the general public. Even among self-identified skeptics, people who make a genuine effort to align their opinions with the scientific evidence, there remains great distrust of GMOs and the companies who produce them (such as Monsanto).

This disparity is partly due to the decades-long campaign by Greenpeace and the organic lobby to demonize GMOs. It is much easier to fearmonger than to reassure. I think we have started to crawl back toward reality on this issue, but we have a long way to go. We started with the low-hanging fruit, correcting the outright lies.

It is much more difficult to dispel the vague sense that there is something menacing about GMOs. We have a deep emotional connection to food that we perhaps don’t even recognize. It is easy to trigger our emotion of disgust, and we have apparently evolved to err on the side of avoiding anything that may be tainted. The image of unnatural “frankenfood” still clings to our culture and is hard to dispel.

I recently received the following question from an SGU listener, which I think represents such lingering unease:

My question is, given our current scientific research capabilities, are there any definitive studies out there than can reasonably predict the long term effects of GMOs in terms of our personal health and in terms of the potential environmental impact (ie. genetic biodiversity)? What are the techniques that we can use, given the potential long-term slow nature of a true impact on both of these aspects (wellbeing and environment)?

Do GMOs also introduce new risks to the world, in that modifications might start to be made in the name of profit/geopolitical purposes rather than social welfare? Perhaps a hopeless uncreative sci-fi inspired rogue GMO, that inadvertantly wipes out food supplies of another nation (an adaptation of the non-breedable mosquitoes concept to reduce the spread of malaria)?

I think that reasonable questions such as this go a long way to explaining the disconnect between scientists and the public. Even a reasonably scientifically literate skeptic could simply not understand the science of GMOs sufficiently to feel confident that they are safe.

First we need to distinguish the process from the end result. Produce being GMO only describes the process by which the cultivar was made. It says nothing inherently about the end result. Genetic modification, which is a bit vague as a category, usually refers to techniques that directly alter the genetics of a plant, rather than using breeding techniques. There are still some techniques that I think are in the gray zone, such as mutation farming, where chemicals or radiation are used to increase the rate of mutations and produce more variety to select and cultivate.

Direct genetic alteration can include silencing or altering a gene already present in the plant or inserting a new gene, which can come either from a closely related species or from a species from a different kingdom of life. It is this latter category that gets the most attention from critics, because it seems the most “unnatural.”

This brings up an important point. Biologists understand that all known life on earth share the same genetic code. A gene is a gene. Humans already share about 60% of our genes with plants. The “fishmato” perfectly represents this misunderstanding. One GMO program intended to insert a gene from a cold-tolerant fish into a tomato plant resulting in cold-tolerant tomatoes. This could extend the growing season for tomatoes, and increase productivity. This product was developed but never approved or marketed. The “fishmato”, usually depicted as a scary tomato with scales and fins, became a common anti-GMO meme.

Here’s the thing, however – tomatoes already share 60% or so of their genes with fish. Also, people eat fish, which I understand have lots of fish genes. The source of the gene is irrelevant. The tomato plant doesn’t know where the gene came from. All that matters is the protein that the gene codes for and what it does. Meanwhile, in a Canadian survey, 22% of respondents thought that tomatoes modified with a fish gene would taste fishy.

As an aside, to be pedantically accurate, different kingdoms of life do use different promoters in their genetics, so when genes are taken from distant species sometimes the scientists do need to insert a promoter that will work in the recipient. This has no affect on the final product, though.

That same Canadian survey also found that:

” a significant percentage of the population believes that genetic modification also involves radiation and/or the injection of antibiotics, steroids and hormones into food and food products.”

Again – a vague sense that something unnatural is going on. People also think that GMOs are unnaturally large, and that they are mutants, like the X-Men, but plants. They might therefore be superpredators, or do things that no “normal” plant can do, which could wipe out our ecosystem. This is a fantasy.

All living things are mutants. There is no natural state for any gene. They are mutating all the time. Some genes are highly “conserved” which means their function is so critical and stable that they do not tolerate mutations, which are selected against when they occur. We share the same histones with peas, for example. But for most genes and proteins, which are mildly conserved, most genes are no more mutated than any other gene.

When biologists speak of mutations they are usually making a relative statement, about the amount of difference between genes. A mutation is a change, but the end result is not inherently biologically different than the source. It does not grant super powers, or make produce preternaturally large, or make them “unnatural.”

In other words, there is no such thing as a “mutant” really, only relative differences among species, breeds, and cultivars.

So are there any inherent or unknown risks to GMOs because they are “mutants?” No. The very question misunderstands biology and genetics.

This is often why scientists will point out that everything has evolved over time, and humans have artificially evolved almost all the food we eat with various methods. All of our foods are mutated from what occurred in nature prior to human intervention. GMOs are no more “mutants” than cultivars developed through breeding or hybridization.

The only real question is this – do any of the processes used in developing GMOs involve any specific or unique risks? The answer to that is no. This has been studied for decades now. Yes, GM techniques mess with the genome. That is kinda the point. But the full process involves back-breeding plants with an inserted gene to the parent cultivar until a stable new cultivar is developed. This is done until you have a new plant that is only different in that it contains the new desired gene.

We still study new GMOs carefully to make sure that any new proteins expressed are safe, and this is reasonable. We study them to make sure they are essentially equivalent to their parent cultivar, that no unexpected changes occurred.

The environment is particularly safe from GMOs. We are not creating invasive weeds. Scientists are creating crops. Crops by their very nature are not robust. They depend upon humans to provide optimal growing conditions for them, and to protect them from pests. We also made them more edible by reducing a lot of their natural defenses. Plants ordinary make a host of pesticides to protect themselves, but these can be bitter or harmful so we bred them out. In the wild, without humans to care for them, crops would mostly be frail. So don’t worry about them taking over.

Fear of GMOs is one area that might be particularly susceptible to education, because the more someone understands about the biology of plants and GMOs the less worried and more accepting they are of GMO technology.

Pauvre rigolo acculé et réduit aux copiés /collé d’âneries qu'il glane stupidement pour ce donner un minimum d’existence

"They might therefore be superpredators, or do things that no “normal” plant can do, which could wipe out our ecosystem. This is a fantasy."

HO HO, Quel beau mensonge !!!
Ici copié collé par un super troll de surcroit grand prescripteur de POISONS !

Allez donc pour exemples:

=> Une plante normale est NATURELLEMENT intolérante au glyphosate !
Pourquoi les chimères OGM RR dites "roundup ready" y sont elle tolérante c'est un événement complétement anormal et parfaitement contre nature !!!

=> Le maïs OGM MON 810 dit maïs Bt, qui provoque une résistance à la pyrale et à la Noctuelle n'est pas une plante normale; puisque naturellement ces ravageurs attaques cette plante lorsqu'elle est normale !!!

PAR CONSÉQUENT CES PLANTES VRAIMENT ANORMALES FONT RÉELLEMENT DES CHOSES
QU' AUCUNE PLANTE NORMALE NE PEUX RÉALISER !!!

...etc...
OUI hélas en effet bien d' autre cas peuvent venir confirmer cet énorme mensonge de
GRAND PRESCRIPTEUR DE POISONS qui se veut juste HYPER rassurant pour mieux VOUS faire avaler son imbuvable intox mensongére quotidienne.

MÊME EN ANGLAIS MERCI CHER TROLL DE VENIR NOUS FOURNIR CETTE PREUVE IRRÉVOCABLE DE VOS SUPERS MENSONGES DE GRANDS PRESCRIPTEURS DE POISONS AU TRAVERS DE VOS COPIES /COLLES . ;-))

Après la zététique, la langue de Shakespeare n'est guère plus un succès pour notre célèbre troll .

Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.

Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.
Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.
Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.
Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.
Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.
Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’il est dangereux d’opter pour le maïs GM parce que le pays manque de mécanismes fiables de contrôle de la qualité. « Il est difficile de savoir si nous importons les bons produits » 8. Singulière logique ! Et il sied de rappeler que les produits GM sont maintenant largement cultivés et consommés dans le monde sans qu’aucun problème sanitaire n’ait été détecté (ce sont actuellement quelque 150 millions d’hectares, avec une croissance annuelle de quelque 10 %).

Une partie de la communauté scientifique, pourtant formée à l’analyse, n’est pas en reste. Ainsi M. Kavaka Mukonyi, chef de la bioprospection au Kenya Wildlife Service, estime que :

Lorsque de la nourriture est importée, cela signifie que nous remettons nos droits alimentaires aux multinationales. Elles auront tous les droits. Les semences qu’elles introduiront auront des caractères d’autodestruction, ce qui fera que nous resterons esclaves des multinationales de la même manière que le sont les entreprises de floriculture du pays.
Manifestement, cet homme a succombé à la propagande d’organisations qui se prétendent écologistes, tiers-mondistes ou altermondialistes sur Terminator, un formidable serpent de mer.

Mais l’attaque la plus virulente vient de l’association Kenyans in Diaspora qui a écrit au gouvernement. Une petite recherche suffit à démontrer que les poncifs les plus éculés y sont passés. C’est en fait, au moins en partie, un quasi-copier-coller d’un argumentaire qui a fait l’objet d’une multiplication virale sur la Toile 9. Poncifs ? La liste commence par des allégations sur un acide aminé, le L-tryptophane, obtenu par génie génétique et utilisé comme complément alimentaire – rien à voir avec les plantes génétiquement modifiées. Elle se poursuit avec la tentative d’améliorer la valeur protéinique du soja avec un gène de la noix du Brésil – le programme avait été interrompu en son temps bien avant la phase commerciale. Nous nous arrêterons là.

Le débat a pris de l’ampleur au Kenya dans le contexte de l’adoption par le gouvernement des règlements sur les OGM pour donner effet au Biosafety Act de 2009 ; le dernier a été publié le 12 août 2011. Il a commencé avant l’émergence du problème de la disette qui affecte le nord et menace 2,9 millions de personnes selon l’ONU. L’article du Standard s’inscrit toutefois dans cette problématique puisqu’il s’ouvre par :

Forcés de survivre grâce à des fruits sauvages du fait de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire, les Kenyans affamés vont bientôt être confrontés au dilemme des aliments génétiquement modifiés. Alors que le gouvernement se prépare à importer du maïs génétiquement modifié pour combler un déficit alimentaire croissant, des scientifiques lancent des mises en garde contre l’importation d’alternatives génétiquement modifiées qui pourraient ne pas être sûres.
Notez le « pourraient », le conditionnel, arme absolue des marchands de peur.

Ajoutons que le centre et l’ouest affichent des récoltes record, mais le pays est confronté à des difficultés d’acheminement des régions excédentaires vers les régions déficitaires 10. Le gouvernement fait aussi l’objet d’accusations de corruption, et la disette est cyniquement utilisée pour des règlements de compte et à des fins politiques. Les choses ne sont pas simples.

Toutefois, les « anti » n’ont pas le monopole dans la presse kényane. Celle-ci n’est pas univoque et ne succombe pas systématiquement aux sirènes des marchands de peur. En cela, elle se distingue de celle des pays – faut-il en nommer un en particulier ? – qui s’adresse à « des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation » et qui contribue à forger et entretenir l’hypocondrie alimentaire.

Ainsi, The Citizen du 27 juillet 2011 analyse les carences des scientifiques dans la communication sur les tenants et les aboutissants et les enjeux des biotechnologies ; sous un titre qui se réfère aux avantages des OGM 11.

Le Nairobi Star du 23 juillet 2011 a usé de gros bon sens pour répondre aux insanités de Kenyans in Diaspora. En bref : combien de Kényans, légaux et illégaux, de la diaspora en Afrique du Sud et aux États-Unis d’Amérique ? Combien de morts par suite de l’ingestion d’aliments GM 12 ?

Et les évêques de l’Église catholique romaine se sont exprimés clairement, même s’ils ont ménagé les supporters de Greenpeace et Cie : « Nous sommes en faveur des aliments non modifiés génétiquement, mais s’il y a une crise et qu’ils peuvent ressusciter quelqu’un pour une semaine, mangez les » a dit l’archevêque Zacchaeus Okoth. Pour l’évêque Cornelius Korir, « c’est péché qu’une personne meure de faim » 13.

Le gouvernement kényan a décidé d’autoriser l’importation de maïs GM sous certaines conditions qui vont sans doute compliquer la logistique. Et offrir aux opposants – activistes et en particulier détenteurs d’autorité au sein de l’administration – des points d’appui, non plus sur le principe général de la culture et de l’importation des OGM puisqu’il est acquis, mais sur l’application des règles dans chaque cas particulier ; des points d’appui pour tenter de faire prévaloir leurs préoccupations mesquines sur l’urgence vitale de milliers de victimes de la sécheresse.

C’est, semble-t-il, plutôt mal parti. Selon le Daily Nation, rapportant un incident au sein de l’administration qui relève visiblement d’une guerre des chefs, 61 permis d’importation accordés au Programme alimentaire mondial (une institution des Nations Unies et le maître d’œuvre de l’aide alimentaire) ont été annulés 14.

M. Ingo Potrykus, le père du riz doré enrichi en beta-carotène qui pourrait sauver des millions de vues et de vies, n’a pas hésité à brandir le crime contre l’humanité face aux activistes tels que Greenpeace 15 et aux gouvernements frileux 16. Un crime contre l’humanité, c’est ce qui est peut-être bien en train de se jouer au Kenya.

L’aide alimentaire arrivera sans aucun doute dans les régions qui souffrent : le PAM a appris à composer avec les lubies des pays destinataires de l’aide. Mais arrivera-t-elle à temps et en quantité suffisante ? C’est une autre question. En tout cas, un seul mort pour cause de retard ou d’insuffisance évitable suffit à notre sens à établir le crime.Afrique : plutôt mourir de faim que se nourrir d’OGM
Alors que la disette, voire la famine, sévit à nouveau dans la Corne de l’Afrique et notamment au Kenya, des organisations anti-OGM jouent sciemment avec la vie de millions de personnes.
On se souviendra peut-être qu’en 2002, lors d’une crise qui avait affecté six pays du sud-est africain, les leaders locaux n’avaient pas bien accueilli l’aide alimentaire américaine1. En septembre 2002, les Nations Unies, l’OMS et la FAO parvinrent à convaincre ceux du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, du Swaziland et du Zimbabwe de l’accepter, certains d’entre eux ayant toutefois exigé que le maïs US soit immédiatement moulu pour empêcher son utilisation comme semence 2. Quant à la Zambie, son président, M. Levy Mwanawasa, la refusa, la traitant de « poison »; trois millions de personnes y étaient menacées de famine, autant dire de mort.

La cause : le maïs US était susceptible d’être OGM.

La cause ? Des organisations non gouvernementales (ONG) – drivées notamment par Greenpeace 3 et Friends of the Earth (Les amis de la terre) 4 – n’avaient pas hésité à mener campagne contre le maïs US en utilisant des arguments tels que le danger pour la santé humaine, le risque de contamination des maïs locaux ou le risque de se voir fermer ultérieurement les frontières de l’Europe à leurs exportations de produits agricoles 5.

Une mention toute particulière doit être décernée à M. Jean Ziegler, ci-devant Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et présentement vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Selon des propos répercutés par Reuters, il mettait en effet les opinions des organisations non-gouvernementales, qui disent que l’homme est en danger quand il consomme de la nourriture OGM dans la durée, au-dessus de l’opinion de l’OMS, qui dit qu’elle est sans danger. Les ressorts anti-OGM qui semblent animer M. Ziegler l’avaient emporté sur l’urgence de la situation de millions d’Africains :

Je suis contre la théorie des entreprises multinationales qui disent que si vous êtes contre la faim, vous devez être pour les OGM. C’est faux. Il y a plein de bonne nourriture, naturelle et normale, pour nourrir le double de l’humanité 6.
Cette scandaleuse – le mot est bien faible – irresponsabilité a été résumée par l’expression « Better dead than GM fed » (« plutôt mort que nourri aux OGM »). The Economist a fait un commentaire aussi cruel que pertinent sous ce titre :

Les Africains ont deux motifs de se méfier de l’aide alimentaire GM : l’un stupide, l’autre légèrement moins. Le motif stupide est la suggestion que les aliments GM sont un danger pour la santé humaine […] Le motif plus sensé de se méfier des aliments GM est qu’il y a des gens qui, n’étant pas en danger de famine, se font des soucis sur leur alimentation. On les appelle des Européens 7.
Ce long rappel du passé s’imposait avant d’aborder le présent : l’irresponsabilité des nantis est de retour, cette fois-ci au Kenya !

Pour autant que nous ayons pu le déterminer, les ONG qui ont pignon sur rue se font discrètes, au moins sur le plan de la communication. D’autre part, la règle du jeu médiatique est la suivante : ne pas avoir de problème avec une aide alimentaire GM n’est pas une information ; avoir des objections en est une. Encore que, au Kenya, la presse n’est pas unilatérale.

The Standard du 24 juillet 2011 nous apprend donc que M. Christopher Wanga, vice-président de l’Association vétérinaire africaine, dit qu’i

@aaaaaaaaaatea
Parle nous plutôt de:
Bill GATES
David ROCKFELLER
Strive MAIYIWA
ou de AAA Growers

OGM: 100 prix Nobel contre la campagne de Greenpeace

ONG Les signataires du document représentent plus d’un tiers des lauréats du Nobel encore vivants...
Plus de 100 lauréats du prix Nobel, dont une quarantaine en médecine, ont fait connaître leur opposition à la campagne de Greenpeace contre les OGM. Dans une lettre ouverte rendue publique jeudi, les spécialistes distingués par la prestigieuse récompense ont demandé aux gouvernements du monde entier de désavouer l’ONG qui œuvre pour la préservation de l’environnement.

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Le logo de Greenpeace sur un bateau de l'organisation, en octobre 2011 en Allemagne
Le logo de Greenpeace sur un bateau de l'organisation, en octobre 2011 en Allemagne - Odd Andersen AFP
20 Minutes avec agences
Publié le 04.07.2016 à 17:16
Mis à jour le 04.07.2016 à 17:16
Plus de 100 lauréats du prix Nobel, dont une quarantaine en médecine, ont fait connaître leur opposition à la campagne de Greenpeace contre les OGM. Dans une lettre ouverte rendue publique jeudi, les spécialistes distingués par la prestigieuse récompense ont demandé aux gouvernements du monde entier de désavouer l’ONG qui œuvre pour la préservation de l’environnement.
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Frédéric Dardel @FDardel
107 prix Nobel signent un appel contre la posture antiscientifique de #greenpeace sur le riz doré, un riz OGM. https://www.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp/2016/06/29/more-than-100-nobel-laureates-take-on-greenpeace-over-gmo-stance/?postshare=2701467330706191&tid=ss_tw …
8:34 AM - 1 Jul 2016 · Paris, France
Photo published for 107 Nobel laureates sign letter blasting Greenpeace over GMOs
107 Nobel laureates sign letter blasting Greenpeace over GMOs
It's the latest sign of a rift between the scientific establishment and anti-GMO activists.
washingtonpost.com
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Ils les invitent notamment à faire « tout ce qui est en leur pouvoir » pour « accélérer l’accès des agriculteurs à tous les outils de la biologie moderne ». Les signataires du document représentent plus d’un tiers des lauréats du Nobel encore vivants.
Une lettre également adressée à l’ONU
« Nous demandons à Greenpeace et à ses partisans de réexaminer l’expérience acquise par les agriculteurs et les consommateurs du monde entier avec des cultures et des aliments améliorés grâce aux biotechnologies, à reconnaître les résultats des organismes scientifiques compétents et des agences réglementaires et d’abandonner leur campagne contre les OGM en général et contre le riz doré en particulier », ont ainsi écrit les scientifiques dans leur lettre, également adressée à l’ONU.
Quatre lauréats Français du prix Nobel figurent parmi les signataires : Claude Cohen-Tannoudji (physique), Roger Guillemin (médecine), Serge Haroche (physique) et Jean-Marie Lehn (chimie). Tout comme le Britannique James Watson, découvreur de la structure de l’ADN.

Baisse des ventes de pesticides. Une bonne nouvelle et l'amorce d'un vrai changement des comportements qu'il faut saluer .

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211749598991-les-ventes-de-pesticides-reculent-2061274.php

Greenpeace accusé de crime contre l’humanité par l’un de ses anciens responsables
Ce sont huit millions d'enfants morts qui auraient pu être sauvés sans l'intervention ultra dogmatique de Greenpeace, empêchant la mise en culture du riz doré, un riz OGM contenant la provitamine A dont ils avaient besoin : telle est l'accusation portée par Patrick Moore, un ancien dirigeant de Greenpeace.
Paatrick Moore se fonde sur les données statistiques fournies par l'Unicef pour avancer ses chiffres. Selon l'Unicef donc, 8 millions d'enfants meurent chaque année, dont 28 % en raison de carences en vitamines A (ou plus précisément de suites à des carences en vitamines A). Selon les partisans du riz doré, sans l'intervention de Greenpeace, le riz doré, contenant cette vitamine, serait en culture depuis au moins quatre ans. "Nous avançons le chiffre de 8 millions d'enfants morts, a précisé Patrick Moore à WikiAgri au terme d'une conférence donnée par le Think Thank SAF Agri'Idées, mais c'est en fait un chiffre minimum, et qui continue d'évoluer."

Ce sujet du riz doré est passionnant, car il regroupe à lui tout seul plusieurs thèmes à débats.
Le riz doré, qu'est-ce que c'est ?
Le riz doré a été mis au point par une équipe de scientifiques, avec à sa tête Ingo Potrykus (lequel n'a pas pu venir de Zurich à la conférence de Saf Agr'Idées en raison des grèves de la Sncf...). Les populations pauvres sont majoritairement nourries par le riz. Et celui-ci apporte 80 % des calories nécessaires, mais pas de micronutriments, notamment la vitamine A. Les carences en vitamine A sont à l'origine de troubles oculaires majeurs, de perte de la vue, et autres troubles pouvant aller jusqu'à la mort. Une solution prônée consisterait à augmenter la diversité alimentaire, mais cela suppose toute une organisation, compliquée et longue à mettre en place, surtout en y incluant des produits animaux, et encore plus en tenant compte de la pauvreté ambiante. Le problème de la vitamine A est qu'elle n'est présente naturellement que chez l'animal. L'équipe d'Ingo Potrykus a donc introduit un nouveau composant au riz, appelé bêta-carotène, qui permet de synthétiser cette vitamine A. Ce bêta-carotène donne une couleur jaune très prononcée au riz, d'où le nom de riz doré. Le riz doré est donc un OGM.

Evidemment, un tel procédé réclame énormément de recherches, de sélections... Mais les exigences réglementaires envers les OGM d'une part, et les destructions de la part d'anti-OGM d'autre part coutent beaucoup plus cher. Il a ainsi été calculé que 9,5 % seulement des dépenses relatives au projet concernent directement l'approche scientifique et le développement des produits, alors 90,5 % de ces coûts sont liés, directement ou in directement, à la réglementation. Car les règles internationales sur les OGM sont régies par le protocole de Carthagène, particulièrement pointilleux, et réclamant 14 années pour répondre à tous les points réglementaires.

Syngenta, un partenaire décisif, et humanitaire
De fait, il a fallu trouver un partenariat public-privé pour boucler le budget. C'est là que Syngenta est intervenu. Non seulement l'entreprise a aidé (largement) à concrétisation du projet, mais encore elle a contribué à son rôle humanitaire en refusant de percevoir les droits commerciaux des semences de riz doré, une fois mises au point : ainsi, ces semences peuvent être mises à disposition des agriculteurs des pays concernés par les carences en vitamine A (pour schématiser vite fait, une grosse ceinture équatoriale tout autour du globe, en Afrique, Asie, Amérique Latine...), à un tarif défiant toute concurrence, d'où la possibilité d'une mise en culture immédiate. Il a été calculé qu'une ration de 40 grammes de riz doré par jour par personne suffit à combler les carences en vitamines A. Pour répondre à l'aspect humanitaire du projet, les agriculteurs qui pourront les cultiver devront déclarer un revenu annuel inférieur à 10 000 $... Ce qui est le cas de la très grande majorité de ceux concernés dans ces zones géographiques.
Ainsi, là où les programmes médicamenteux (capsules) pour apporter de la vitamine A coûtent de 134 à 559 $ pour sauver une vie, le riz doré ne coûte que 3 $ à être développé pour le même résultat, tout compris (développement, réglementation, enregistrement des variétés, marketing social).

Notons au passage que la Saf développe toute une réflexion sur les partenariats public-privé, vecteurs d'innovations...

Et qu'il serait peut-être temps d'arrêter de montrer du doigt les grands groupes industriels (tels Syngenta en l'occurrence) lorsque l'on constate qu'ils savent faire une croix sur de probants bénéfices à partir du moment où la cause est humanitaire. Autre précision, de nombreuses fondations s'intéressent au projet, celle de Bill Gates le défendant déjà.

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OGM, Greenpeace refuse l'exception humanitaire
Au-delà des aspects réglementaires pointilleux mentionnés plus haut, le riz doré se heurte à une campagne véhémente de la part de Greenpeace. C'est cette campagne que combat Patrick Moore. Ce Canadien fut l'un des cofondateurs de Greenpeace en son temps. Il se vante, photos à l'appui, d'avoir participé à plusieurs opérations spectaculaires de l'ONG, par exemple d'avoir tenté d'empêcher des tueries de bébés phoques ou encore de se mettre mis en travers des chalutiers pêchant les baleines. "Mais si j'ai quitté Greenpeace, c'est en raison d'un changement radical de l'ONG, a-t-il déclaré lors de la conférence de Saf Agr'Idées. Je crois que l'on peut être contre les OGM, mais accepter une exception humanitaire. Or Greenpeace la refuse, campe sur le "zéro tolérance" en matière d'OGM. Quand je lai quitté il y a 15 ans, Greenpeace voyait les hommes comme les ennemis de la Terre. Trop d'être humains polluent la Terre selon Greenpeace, il faut donc laisser une sorte de sélection naturelle s'opérer. Alors Greenpeace a entamé toute une série d'actions, incluant la désinformation."
l cite ainsi des destructions aux Philippines de sites d'essais de riz doré par de jeunes urbains recrutés par Greenpeace, qui prétendait qu'il s'agissait d'agriculteurs mécontents. Ou encore des manifestations affirmant que le riz doré est mortel, alors que toutes les vérifications scientifiques démontrent le contraire.

Selon Patrick Moore, cette véhémence existe parce qu'elle rapporte : "Greenpeace vit de la croyance humaine, et des subventions qu'elle récolte pour cela." Klaus Ammann, botaniste suisse et professeur d'université émérite, également intervenant dans la conférence, renchérit : "Les croyances fondées sur la peur font appel à un instinct de l'humain qui date de la tribu, quand il valait mieux avoir peur pour être prévenu du danger. Mais aujourd'hui, où sont les menaces ? Pourquoi entretenir les peurs ?" Sinon pour conserver l'accès aux précieux deniers, selon les deux conférenciers

L'exception humanitaire, un cheval de Troie pour les OGM ?
Au-delà du sujet du riz doré, si l'on considère qu'une exception humanitaire doit être envisagée pour un OGM, quelle peut être la signification pour les autres OGM ? Patrick Moore reprend les arguments de Greenpeace, pour mieux les contrer et en faire son... cheval de bataille : "Greenpeace refuse l'exception humanitaire pour le riz doré en considérant qu'il pourrait s'agir d'un cheval de Troie, qu'une fois qu'on aura autorisé un OGM d'autres viendront. Hé bien je suis d'accord. Aux Philippines, on constate que les revenus des agriculteurs ont augmenté de 155 millions de dollars par an - ce qui contribue à les sortir de la misère - et l'emploi des pesticides a baissé de 50 %, ceci depuis l'utilisation de maïs transgéniques en 2002. En Inde, c'est le coton BT qui a permis de combattre les ravageurs, donc d'augmenter les rendements, à tel point que ce pays importateur est devenu exportateur en coton. Alors je vous dis : ok, moi je vais sur le cheval de Troie. Qui m'accompagne ?"
Huit millions d'enfants qui auraient pu être sauvés, et des millions à sauver à venir. Le riz doré, finalement, n'est-il pas la fin de cette question sempiternelle question stupide "pour ou contre les OGM ?", totalement dépassée avec les événements ? Même Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture français (invité à la conférence mais excusé), s'est prononcé en faveur du riz doré, en évoquant un concept encore obscur qu'il devrait certainement expliciter un jour, "d'OGM de deuxième génération".

Finalement, cette image de "cheval de Troie" est bien guerrière quand autant de vies sont en jeu. Là où le simple bon sens pourrait suffire. Ne trouvez-vous pas ?

Pour en savoir plus : le site internet de Patrick Moore ; Le riz doré

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Greenpeace accusé de crime contre l’humanité par l’un de ses anciens responsables
Ce sont huit millions d'enfants morts qui auraient pu être sauvés sans l'intervention ultra dogmatique de Greenpeace, empêchant la mise en culture du riz doré, un riz OGM contenant la provitamine A dont ils avaient besoin : telle est l'accusation portée par Patrick Moore, un ancien dirigeant de Greenpeace.
Paatrick Moore se fonde sur les données statistiques fournies par l'Unicef pour avancer ses chiffres. Selon l'Unicef donc, 8 millions d'enfants meurent chaque année, dont 28 % en raison de carences en vitamines A (ou plus précisément de suites à des carences en vitamines A). Selon les partisans du riz doré, sans l'intervention de Greenpeace, le riz doré, contenant cette vitamine, serait en culture depuis au moins quatre ans. "Nous avançons le chiffre de 8 millions d'enfants morts, a précisé Patrick Moore à WikiAgri au terme d'une conférence donnée par le Think Thank SAF Agri'Idées, mais c'est en fait un chiffre minimum, et qui continue d'évoluer."

Ce sujet du riz doré est passionnant, car il regroupe à lui tout seul plusieurs thèmes à débats.
Le riz doré, qu'est-ce que c'est ?
Le riz doré a été mis au point par une équipe de scientifiques, avec à sa tête Ingo Potrykus (lequel n'a pas pu venir de Zurich à la conférence de Saf Agr'Idées en raison des grèves de la Sncf...). Les populations pauvres sont majoritairement nourries par le riz. Et celui-ci apporte 80 % des calories nécessaires, mais pas de micronutriments, notamment la vitamine A. Les carences en vitamine A sont à l'origine de troubles oculaires majeurs, de perte de la vue, et autres troubles pouvant aller jusqu'à la mort. Une solution prônée consisterait à augmenter la diversité alimentaire, mais cela suppose toute une organisation, compliquée et longue à mettre en place, surtout en y incluant des produits animaux, et encore plus en tenant compte de la pauvreté ambiante. Le problème de la vitamine A est qu'elle n'est présente naturellement que chez l'animal. L'équipe d'Ingo Potrykus a donc introduit un nouveau composant au riz, appelé bêta-carotène, qui permet de synthétiser cette vitamine A. Ce bêta-carotène donne une couleur jaune très prononcée au riz, d'où le nom de riz doré. Le riz doré est donc un OGM.

Evidemment, un tel procédé réclame énormément de recherches, de sélections... Mais les exigences réglementaires envers les OGM d'une part, et les destructions de la part d'anti-OGM d'autre part coutent beaucoup plus cher. Il a ainsi été calculé que 9,5 % seulement des dépenses relatives au projet concernent directement l'approche scientifique et le développement des produits, alors 90,5 % de ces coûts sont liés, directement ou in directement, à la réglementation. Car les règles internationales sur les OGM sont régies par le protocole de Carthagène, particulièrement pointilleux, et réclamant 14 années pour répondre à tous les points réglementaires.

Syngenta, un partenaire décisif, et humanitaire
De fait, il a fallu trouver un partenariat public-privé pour boucler le budget. C'est là que Syngenta est intervenu. Non seulement l'entreprise a aidé (largement) à concrétisation du projet, mais encore elle a contribué à son rôle humanitaire en refusant de percevoir les droits commerciaux des semences de riz doré, une fois mises au point : ainsi, ces semences peuvent être mises à disposition des agriculteurs des pays concernés par les carences en vitamine A (pour schématiser vite fait, une grosse ceinture équatoriale tout autour du globe, en Afrique, Asie, Amérique Latine...), à un tarif défiant toute concurrence, d'où la possibilité d'une mise en culture immédiate. Il a été calculé qu'une ration de 40 grammes de riz doré par jour par personne suffit à combler les carences en vitamines A. Pour répondre à l'aspect humanitaire du projet, les agriculteurs qui pourront les cultiver devront déclarer un revenu annuel inférieur à 10 000 $... Ce qui est le cas de la très grande majorité de ceux concernés dans ces zones géographiques.
Ainsi, là où les programmes médicamenteux (capsules) pour apporter de la vitamine A coûtent de 134 à 559 $ pour sauver une vie, le riz doré ne coûte que 3 $ à être développé pour le même résultat, tout compris (développement, réglementation, enregistrement des variétés, marketing social).

Notons au passage que la Saf développe toute une réflexion sur les partenariats public-privé, vecteurs d'innovations...

Et qu'il serait peut-être temps d'arrêter de montrer du doigt les grands groupes industriels (tels Syngenta en l'occurrence) lorsque l'on constate qu'ils savent faire une croix sur de probants bénéfices à partir du moment où la cause est humanitaire. Autre précision, de nombreuses fondations s'intéressent au projet, celle de Bill Gates le défendant déjà.

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OGM, Greenpeace refuse l'exception humanitaire
Au-delà des aspects réglementaires pointilleux mentionnés plus haut, le riz doré se heurte à une campagne véhémente de la part de Greenpeace. C'est cette campagne que combat Patrick Moore. Ce Canadien fut l'un des cofondateurs de Greenpeace en son temps. Il se vante, photos à l'appui, d'avoir participé à plusieurs opérations spectaculaires de l'ONG, par exemple d'avoir tenté d'empêcher des tueries de bébés phoques ou encore de se mettre mis en travers des chalutiers pêchant les baleines. "Mais si j'ai quitté Greenpeace, c'est en raison d'un changement radical de l'ONG, a-t-il déclaré lors de la conférence de Saf Agr'Idées. Je crois que l'on peut être contre les OGM, mais accepter une exception humanitaire. Or Greenpeace la refuse, campe sur le "zéro tolérance" en matière d'OGM. Quand je lai quitté il y a 15 ans, Greenpeace voyait les hommes comme les ennemis de la Terre. Trop d'être humains polluent la Terre selon Greenpeace, il faut donc laisser une sorte de sélection naturelle s'opérer. Alors Greenpeace a entamé toute une série d'actions, incluant la désinformation."
l cite ainsi des destructions aux Philippines de sites d'essais de riz doré par de jeunes urbains recrutés par Greenpeace, qui prétendait qu'il s'agissait d'agriculteurs mécontents. Ou encore des manifestations affirmant que le riz doré est mortel, alors que toutes les vérifications scientifiques démontrent le contraire.

Selon Patrick Moore, cette véhémence existe parce qu'elle rapporte : "Greenpeace vit de la croyance humaine, et des subventions qu'elle récolte pour cela." Klaus Ammann, botaniste suisse et professeur d'université émérite, également intervenant dans la conférence, renchérit : "Les croyances fondées sur la peur font appel à un instinct de l'humain qui date de la tribu, quand il valait mieux avoir peur pour être prévenu du danger. Mais aujourd'hui, où sont les menaces ? Pourquoi entretenir les peurs ?" Sinon pour conserver l'accès aux précieux deniers, selon les deux conférenciers

L'exception humanitaire, un cheval de Troie pour les OGM ?
Au-delà du sujet du riz doré, si l'on considère qu'une exception humanitaire doit être envisagée pour un OGM, quelle peut être la signification pour les autres OGM ? Patrick Moore reprend les arguments de Greenpeace, pour mieux les contrer et en faire son... cheval de bataille : "Greenpeace refuse l'exception humanitaire pour le riz doré en considérant qu'il pourrait s'agir d'un cheval de Troie, qu'une fois qu'on aura autorisé un OGM d'autres viendront. Hé bien je suis d'accord. Aux Philippines, on constate que les revenus des agriculteurs ont augmenté de 155 millions de dollars par an - ce qui contribue à les sortir de la misère - et l'emploi des pesticides a baissé de 50 %, ceci depuis l'utilisation de maïs transgéniques en 2002. En Inde, c'est le coton BT qui a permis de combattre les ravageurs, donc d'augmenter les rendements, à tel point que ce pays importateur est devenu exportateur en coton. Alors je vous dis : ok, moi je vais sur le cheval de Troie. Qui m'accompagne ?"
Huit millions d'enfants qui auraient pu être sauvés, et des millions à sauver à venir. Le riz doré, finalement, n'est-il pas la fin de cette question sempiternelle question stupide "pour ou contre les OGM ?", totalement dépassée avec les événements ? Même Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture français (invité à la conférence mais excusé), s'est prononcé en faveur du riz doré, en évoquant un concept encore obscur qu'il devrait certainement expliciter un jour, "d'OGM de deuxième génération".

Finalement, cette image de "cheval de Troie" est bien guerrière quand autant de vies sont en jeu. Là où le simple bon sens pourrait suffire. Ne trouvez-vous pas ?

Pour en savoir plus : le site internet de Patrick Moore ; Le riz doré

J'ai été heureuse d'appendre ce matin que la courbe de vente de pesticides était en baisse.
Cette information est relayée par le Monde. Enfin , on se réveille!

"Les ventes de produits phytosanitaires (insecticides, fongicides, herbicides) en France ont enregistré un recul entre 2014 et 2015. Selon les chiffres communiqués, lundi 30 janvier, par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, le nombre de « doses unités » (Nodu) de produits phytopharmaceutiques vendus pour les usages agricoles a diminué de 2,7 % par rapport à l’année précédente. C’est la première fois qu’une baisse est enregistrée depuis 2009."

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/01/31/les-ventes-de-pesticides-en-france-ont-baisse-pour-la-premiere-fois-depuis-2009_5072293_3244.html#FW9GGQthvK6Q8Kph.99

Météo favorable
En outre, il est impossible de savoir si le fléchissement de 2015 ... s’il tient surtout à une météorologie plus favorable, la viticulture, grosse consommatrice de pesticides, ayant été faiblement affectée par l’oïdium et le mildiou cette année-là.

vous êtes au courant que les agriculteurs ne jettent pas l'argent par la fenêtre?
s'ils peuvent ne pas traiter, cela permet bien des économies

vous savez aussi que les agriculteurs bio utilisent beaucoup de pesticides dont certains sont toxiques?

@ aaaaaaaaaaaatea
le plus toxique des pesticides utilisé en bio.........L'HUILE DE COUDE

Les douze salopards de Risk-monger – 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zaruk

Monsieur/Madame aatea,
Pouvez vous raccourcir un peu vos commentaires s'il vous plait ?
Nous ne les lisons pas et, quoique vous nous racontiez nous nous battons et nous battrons toujours pour un mode d'agriculture saine. Il est inutile de vous fatiguer avec de si longs commentaires puisque nous ne les lisons pas . Et puis, autant vous le dire tout de suite, si vos commentaires étaient plus courts, nous ne les lirions pas non plus. ;))
Si je vous demande ceci, c'est simplement parce que pour nous, c'est fatiguant de dérouler un si long fil alors que la simple vue de votre signature nous amène à zapper direct son contenu.
Ne vous froissez pas pour autant ;)

Pauvre SÉPI c'est toujours autant rigolo de trouver ici tes interminables commentaires d'intox mensongères de grand prescripteur de poisons
Au travers desquels tu tentes avec une arogance qui te trahi en permanence de faire l'éternelle promo de tes poisons favoris.
Comme depuis toujours ton niveau reste eccessivement pitoyable car nul n'accepte tes poisons mais tu persiste dans tes gros délires façon zététique.
Vraiment pas facile cette vie de troll...

T'es incontournables lacunes en t'expose toujours en super clown fait toi vite embaucher comme comique t

bis Les douze salopards de Risk-monger – 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zaruk

aatea visiblement en plein naufrage au beau milieu de ton incurable débilité !

pauvre heitz vraiment irrécupérable à ce stade ...

rebis Les douze salopards de Risk-monger – 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zaruk

Voici le moment d' agir avec cette superbe Initiative citoyenne européenne !!!

Intitulé:
Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2017/000002?lg=fr

IMPORTANT:
Site internet: http://stopglyphosate.org/

@ haaaaatea$$$$$$$$$
pauvres ignares bionuls volontairement enfumés que nous sommes nous pensions que les néo-niques portaient une grande part de responsabilité dans la disparition des hyménoptères .....Et bien NON....le grand haaaaaaaaaatea !!!!! nous explique que c'est ......la CITRONNELLE l'EUCALYPTUS et l'AIL qui les tuent
Haro sur le gigot, le saucisson a l'ail, l'aîoli, fermeture des restaurants asiatiques,des grandes surfaces vendant de l'ail, mise de l'AUSTRALIE au ban des nations.........fermeture de toute les pharmacies vendant des préparations contenant de l'eucalyptus
mon pauvre troll amnésique arrête de radoter,tes vomis pesticidaires nous font juste rigoler
mais tu ne répond jamais a nos questions
Parle nous de
Bill GATES de Bill GATES de Bill GATES de Bill GATES de Bill GATES de Bill GATES

@ rachelcarson

Franchement, entre la CITRONNELLE, l' EUCALYPTUS , l' AIL... et.... les fameuses baies toxiques d'amarantes ça radote de plus en plus fort au royaume du troll !!!

Les douze salopards de Risk-monger – 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zarukn

bis

Voici le moment d' agir avec cette superbe Initiative citoyenne européenne !!!

Intitulé:
Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2017/000002?lg=fr

IMPORTANT:
Site internet: http://stopglyphosate.org/

N' OUBLIEZ PAS !!!!

Voici le moment d' agir avec cette superbe Initiative citoyenne européenne !!!

Intitulé:
Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2017/000002?lg=fr

IMPORTANT:
Site internet: http://stopglyphosate.org/

bis Les douze salopards de Risk-monger – 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zarukn

le 10 février 2017 à 19:38 Notre troll toujours aussi fier d'afficher son hyper débilité !!!
______________

Petit rappel :

bionel dit :
le 9 février 2017 à 13:31

Voici le moment d' agir avec cette superbe Initiative citoyenne européenne !!!

Intitulé:
Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2017/000002?lg=fr

IMPORTANT:
Site internet: http://stopglyphosate.org/

12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zarukn

Amis lecteurs:

Voici le moment d' agir avec cette superbe Initiative citoyenne européenne !!!

Intitulé:
Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2017/000002?lg=fr

Important, merci de visiter et de faire connaitre à vos contacts ce site internet:

https://stopglyphosate.org/fr/

bis
12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zarukn

Up/

Amis lecteurs:

Voici le moment d' agir avec cette superbe Initiative citoyenne européenne !!!

Intitulé:
Interdire le glyphosate et protéger la population et l’environnement contre les pesticides toxiques
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing/details/2017/000002?lg=fr

Important, merci de visiter et de faire connaitre à vos contacts ce site internet:

https://stopglyphosate.org/fr/

rebis 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zarukn

a lire tant de stupidités la Venus de MILO aurait dit.......LES BRAS M'EN TOMBENT

Le troll caché sous son pseudo poubelle reste toujours super heureux de relater les mensonges des débiles
prescripteurs de POISONS .

Mais nul de veux de vos POISONS dans son assiette allez vous enfin comprendre que les marchands de POISONS ne serons jamais crédibles?

"Auteur : David Zarukn"

Mon pauvre troll tu as de sacrées références pour étayer tes âneries !!!

http://monsantoblog.eu/tag/david-zaruk/

Penses tu un seul instant que ce type est en mesure de dire la vérité ????

re bis 12 pesticides hautement toxiques autorisés en agriculture biologique

Il est communément admis que les agriculteurs bio n'utilisent pas de pesticides et que les aliments bio sont par conséquent plus sûrs que les fruits et légumes issus de l'agriculture conventionnelle. Selon un sondage au Royaume-Uni, 95% des consommateurs achètent des produits bio parce qu'ils veulent éviter de consommer des pesticides. Cette croyance ne peut pas être plus éloignée de la vérité. Le secteur du bio américain a approuvé plus de 3000 pesticides toxiques pour une utilisation en agriculture biologique, dont beaucoup sont des neurotoxiques ou ont un profil toxique exigeant des étiquettes « danger » [en France, ce sont environ 330 spécialités].

Un agriculteur qui a un problème de ravageur, de maladie ou de mauvaises herbes doit traiter avec un agent toxique, ou bien en subir les conséquences. Les pesticides certifiés pour une utilisation par les agriculteurs bio, comme les conventionnels, sont conçus pour tuer (avec toutes les conséquences sur la santé de l'environnement que cela comporte) ; à l'évidence, ils ne seraient pas utilisés s'ils ne tuaient pas.

Les pesticides bio doivent provenir à l'origine d'une source naturelle, mais cela ne signifie pas que les produits chimiques naturels sont moins mortels (Ebola est naturel...). La seule différence entre les pesticides bio et ceux utilisés exclusivement en agriculture conventionnelle est que les toxines bio sont rarement testées du point de vue de la sécurité sanitaire et environnementale, et il n'y a pas de tests pour vérifier les niveaux de résidus toxiques dans les produits bio. Donc, nous savons beaucoup de choses sur le niveau des risques quand nous mangeons des produits issus de l'agriculture conventionnelle (et les risques sont minimes), mais presque rien sur les risques des produits bio.
Il n'y a pas de quoi faire un plat sur le fait que les agriculteurs bio utilisent des pesticides. On sait que consommer une année de résidus de pesticides de synthèse bien testés est beaucoup plus sûr que boire une tasse de café, et si jamais nous décidions de commencer à tester les pesticides autorisés en bio, nous aurions probablement des résultats similaires. Le problème est que le lobby du secteur des produits bio ment jour après jour sur la sécurité des produits issus de l'agriculture conventionnelle. Il semble que tout un chacun travaillant dans le secteur du bio ait simplement pris l'habitude de mentir aux autres tout le temps. Rappelez-vous cette jolie petite famille suédoise qui avait abandonné les produits conventionnels pendant une semaine : ils continuaient à absorber des pesticides, mais des pesticides approuvés pour le bio ; et on a juste omis de les tester pour ceux-ci. La chaîne de supermarchés suédoise Co-Op a menti !... Tout comme l'ont fait tous les lobbyistes du secteur du bio et les gourous des réseaux sociaux qui ont diffusé cette vidéo de fiction.
Il y a trois gros mensonges que les lobbyistes des produits bio profèrent à chaque instant de la journée et qui témoignent soit d'une stupidité issue d'un lavage de cerveau, soit d'un manque total d'intégrité (ou probablement des deux).

1. Que les produits bio coûtent plus cher parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. C'est une chose que de mentir en dissimulant l'utilisation généralisée de pesticides sur les produits bio, mais de le faire afin de demander plus d'argent aux consommateurs que vous venez juste d'effrayer est un charlatanisme digne d'emprisonnement.

2. Que les produits bio sont plus sûrs que les produits conventionnels parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Ce n'est en fait pas seulement un mensonge grossier, mais aussi une mise en danger d'autrui. Nous avons des masses de données sur les pesticides de synthèse, et des mesures régulières de leurs résidus dans les aliments ; nous n'avons rien du tout à propos de la sécurité des pesticides utilisés sur les produits bio. Pire encore, les consommateurs ont été amenés à croire qu'ils ne doivent rincer que les produits conventionnels, et qu'il n'y a pas de résidus toxiques sur les produits bio. Tous les produits doivent être correctement rincés, non pas pour éliminer les traces de résidus de pesticides, mais pour prévenir la propagation des agents pathogènes comme E. coli (qui est beaucoup plus présent sur les produits bio).

3. Que l'agriculture biologique est plus sûre pour l'environnement parce qu'ils n'utilisent pas de pesticides. Beaucoup de pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique et figurant sur la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous se sont révélés être hautement toxiques pour les abeilles et la faune sauvage – bien plus que les néonicotinoïdes bien testés que le secteur du bio s'est efforcé de mettre en doute. Que quelque chose soit d'origine naturelle ne signifie pas qu'il n'a pas d'effet sur l'environnement (il suffit de penser aux déversements de pétrole !).

Quand une industrie est entièrement construite sur des mensonges, il est temps pour les régulateurs d'arrêter de regarder ailleurs. Le lobby du secteur des produits bio a fait la preuve de son manque de légitimité et d'intégrité et devrait faire face au purgatoire politique dont il a demandé qu'il soit appliqué aux autres. Je dirais que tant que le secteur des produits bio ne peut pas garantir que ses pesticides sont sans danger, ses produits doivent être retirés du marché.

Ainsi, alors que les lobbyistes du secteur des produits bio continuent à faire avancer le grand mensonge et à élargir ses parts de marché par des campagnes de peur (au fond, je suis sûr qu'ils doivent être moralement épuisés de porter un tel joug d'hypocrisie), j'ai décidé de me concentrer sur un groupe de pesticides toxiques approuvés pour l'agriculture biologique. Ceux-ci sont loin d'être les plus toxiques, mais font partie de ceux qui, me semble-t-il, ont été largement examinés. Tous les pesticides ci-dessous sont plus toxiques et cancérigènes que le glyphosate, parfois par plusieurs ordres de grandeur.

Méthodologie

Je me servirai de la mesure de la DL50 pour la toxicité aiguë. L'EPA états-unienne définit la DL50 comme une mesure standard de la toxicité aiguë qui est exprimée en milligrammes (mg) de pesticides par kilogramme (kg) de poids corporel. Comme l'explique l'EPA, une DL50 représente la dose unique requise pour tuer 50 pour cent d'une population d'animaux de laboratoire (par exemple, des rats, des poissons, des souris, des cafards). Ici, j'utiliserai des données provenant de rats exposés par voie orale (généralement par l'ingestion d'un liquide). Les DL50 sont des mesures standards afin que nous puissions comparer les toxicités des pesticides. Plus la DL50 est faible, plus le pesticide est toxique ; plus la dose est forte, moins le produit est toxique.

Comme point de repère, j'utiliserai le glyphosate (la matière active du Roundup) dont les activistes anti-pesticides et anti-OGM financés par le lobby du secteur des produits bio prétendent à cor et à cri qu'il est probablement cancérogène et qu'il est la cause de l'autisme, de l'obésité et de tout ce dont nous pouvons avoir peur. La DL50 du glyphosate est de 5600 mg/kg, ce qui signifie qu'il est légèrement toxique. Pour information, l'OMS (dont une branche, le CIRC, a récemment publié cette fameuse monographie sur le glyphosate), considère que toute mesure au-dessus de 2000 mg/kg dénote un produit légèrement toxique – « légèrement toxique » étant son plus bas niveau de toxicité mesurée. Par comparaison, le bicarbonate de soude que l'on trouve dans la plupart des biscuits (DL50 : 4220 mg/kg) et l'acétaminophène prise quotidiennement par de nombreuses personnes (DL50 : 1944 mg/kg) sont plus toxiques que le glyphosate. Voir un beau tableau comparatif de toxicités.

Tous les pesticides homologués pour une utilisation en agriculture biologique figurant dans la liste des douze salopards de Risk-monger ci-dessous ont une mesure de toxicité, une DL50 beaucoup plus faible que le glyphosate (ce qui signifie qu'ils sont plus toxiques).

Les douze salopards de Risk-monger

1. Bore (DL50 : 560 mg/kg)

Le bore est utilisé par les agriculteurs bio comme engrais. L'ingestion prolongée ou répétée de résidus de bore peut affecter le cerveau, le foie et le cœur. L'intoxication chronique (par ingestion, absorption par voie cutanée, par les cavités du corps ou les muqueuses) provoque : anorexie, perte de poids, vomissements, diarrhée légère, éruptions cutanées, alopécie, convulsions (et autres troubles du système nerveux), anémie. Je ne pourrai jamais comprendre comment les lobbyistes du bio peuvent critiquer l'utilisation des engrais de synthèse et promouvoir dans le même temps le bore ou le fumier de vache.

2. Acide acétique (DL50 3310 mg/kg)

L'évaluation des risques de l'acide acétique par l'EFSA en 2013 a conclu à de nombreuses lacunes dans les données et à la nécessité de plus amples renseignements, de la même manière que pour les néonicotinoïdes, mais on n'a pas interdit l'utilisation de l'acide acétique en agriculture biologique parce que, à plus faible dilution, ce produit chimique est connu comme le vinaigre... et les humains le consomment.

L'acide acétique à une concentration supérieure ou égale à 90 % utilisé en agriculture biologique est classé, aux États-Unis, « 1A » pour la corrosion de la peau et doit porter la mention de danger H314 « Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves ». Des études ont identifié des risques à long terme élevés pour les mammifères, un risque élevé pour les abeilles et pour les arthropodes non cibles. Souvent, les militants pro-bio promeuvent un cocktail d'acide acétique, de sel et de savon comme une alternative herbicide au glyphosate. Voir une analyse de la toxicité de ce mélange pour l'homme et l'environnement, bien supérieure à celle du glyphosate.

3. Sulfate de cuivre (DL50 : 300 mg/kg)
Le sulfate de cuivre est utilisé en tant que fongicide par les agriculteurs bio en plus de 100 usages malgré sa toxicité beaucoup plus élevée que celle des alternatives de synthèse. Voir une comparaison entre le sulfate de cuivre utilisé en bio et le mancozèbe beaucoup moins toxique (DL50 11.200 mg/kg), l'équivalent de synthèse utilisé par les agriculteurs conventionnels.

Il est bien connu que le sulfate de cuivre est un produit dangereux pour les humains, les animaux et l'environnement. Voici une citation d'un document de référence (guide) pour le bio produit par l'Université Cornell :

« Le sulfate de cuivre est hautement toxique pour les poissons. Même aux doses d'application recommandées, cette substance peut être toxique pour les truites et autres poissons, en particulier dans les eaux douces ou acides. [...] L'empoisonnement par le sulfate de cuivre peut provoquer des dommages au cerveau, au foie, aux reins, à l'estomac et aux muqueuses intestinales. Le sulfate de cuivre peut être corrosif pour la peau et les yeux. [...] Des travailleurs de la vigne chargés de la pulvérisation ont eu des maladies du foie après 3 à 15 années d'exposition à la solution de sulfate de cuivre dans la bouillie bordelaise.

Ce produit chimique toxique est approuvé pour l'agriculture biologique dans le monde entier.

La citation suivante illustre la « fatigue de l'hypocrite » que les acteurs du lobby du bio doivent ressentir en promouvant sans relâche l'utilisation du sulfate de cuivre sur les produits biologiques :

« Il cause des problèmes de reproduction chez les oiseaux, les hamsters et les rats. Il a été démontré qu'il provoque des maladies cardiaques dans la progéniture de hamsters qui y ont été exposées en cours de gestation. Il a provoqué des tumeurs endocrines chez les poulets. Le sulfate de cuivre et les fongicides similaires ont été toxiques pour les moutons et les poulets dans les fermes à des doses d'application normales. [...] Ils sont très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques, comme les crabes, les crevettes et les huîtres. Il y a des cas où la plupart de la vie animale dans le sol, y compris les grands vers de terre, a été éliminée par l'utilisation intensive de fongicides contenant du cuivre dans les vergers. Il est fortement bioaccumulateur et est très persistant. Lorsqu'un sol a été contaminé par du cuivre, il n'y a pas moyen pratique pour l'éliminer. »

La Commission européenne suggère que l'utilisation du cuivre en tant que pesticide bio devrait être « minimisée »... Devrait être minimisée ? La Commission pourrait au moins dire : « S'il vous plaît bien »... On ne peut s'empêcher de remarquer la douce hypocrisie des régulateurs de l'UE, qui se sentent forcés par les activistes écologistes de frapper fort sur les pesticides de synthèse moins toxiques, bien testés, et qui détournent le regard quand ils sont confrontés aux preuves claires de la haute toxicité de l'un des pires pesticides (bio) connus. Il se passe là des choses bien stupides !

4. Pyréthrines (DL50 comprise entre 200 mg/kg et 2600 mg/kg)
Les pyréthrines (sous différentes formes et désignations) sont issues de substances chimiques extraites de fleurs, mais celles ayant des propriétés toxiques ont maintenant été identifiées et sont fabriquées par voie de synthèse (tout en restant toujours autorisées pour le bio). C'est une bonne chose que les pyréthrines soient produites par synthèse compte tenu de l'impact environnemental des centaines de milliers de tonnes de fleurs produites uniquement pour la production de pesticides bio.

Plutôt que d'appeler ces produits chimiques hautement toxiques « pesticides », de nombreux lobbyistes du secteur des produits bio ont choisi de se référer aux pyréthrines avec un terme plus anodin : savon insecticide. Je suis désolé, mais les pyréthrines, bien que de source naturelle, sont connues pour être des neurotoxines. Si je prenais une douche avec des neurotoxines, je voudrais que les autorités me préviennent, et je ne les appellerais pas « savon » ! Qui essaient-ils de berner ?

Quelques citations effrayantes une fois de plus du guide pour le bio de Cornell :

« Le pyrèthre est hautement toxique pour les abeilles. La dose létale moyenne (DL50) pour les abeilles a été mesurée à 0,022 microgrammes par abeille (Casida & Quistad, 1995). Les applications directes sur les abeilles et les guêpes utiles sont susceptibles d'être mortelles [...] Cox (2002) cite plusieurs études indiquant la possibilité d'un lien entre les pyréthrines et le cancer, y compris une étude montrant une augmentation de 3,7 fois de la leucémie chez les agriculteurs qui ont manipulé des pyréthrines par rapport à ceux qui ne l'avaient pas fait. En 1999, un mémo de l'EPA a classé les pyréthrines comme "susceptibles d'être cancérogènes pour l'homme par voie orale" ».

Il convient de noter que lorsque les agriculteurs européens se sont vu refuser l'accès aux néonicotinoïdes par un Groupe de travail de l'EFSA pour la détermination des risques pour les abeilles – un groupe bien démarché par les lobbies et influencé par les activistes –, les agriculteurs ont dû se tourner vers cette classe de pyréthrines, beaucoup moins efficaces et hautement toxiques pour les abeilles, pour protéger leur colza. Je ne peux pas trouver les mots pour exprimer l'absurdité de tout cela !

5. Peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

La mesure de la toxicité HD50 dépend de la concentration, mais le peroxyde d'hydrogène est utilisé par les agriculteurs bio comme désinfectant généraliste pour tuer les microorganismes par contact (de sorte que plus il est concentré, meilleur c'est).

Il est souvent utilisée pour contrôler des agents pathogènes bactériens et fongiques. Une fois de plus, le guide de Cornell pour le bio met en garde :

« Les semences traitées et exposées aux oiseaux et autres animaux sauvages peuvent être dangereuses pour eux. Il est également très toxique pour les abeilles et d'autres insectes utiles exposés à un contact direct ; il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les plantes cultivées ou adventices en fleur lorsque les abeilles butinent activement. De même, il ne faut pas l'appliquer ou le laisser dériver sur les cultures sur lesquelles les auxiliaires font partie d'une stratégie de gestion intégrée des ravageurs. »

Les lobbyistes du secteur du bio et les ONG qui militent pour « sauver les abeilles » disent exactement les mêmes choses pour les néonicotinoïdes. Mais la différence est que l'industrie des produits phytosanitaires a travaillé dur pour réduire les expositions à partir des traitements des semences aux neonics ou des dérives, tandis que le lobby du bio semble se moquer de la question.

6. Polysulfure de calcium (DL50 : 820 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le polysulfure de calcium est produit en faisant bouillir ensemble de la chaux et du soufre. Il est pulvérisé sur les arbres fruitiers pour contrôler les maladies telles que l'anthracnose, l'oïdium et certains insectes, y compris les cochenilles, les thrips et les acariens ériophyides. Le guide de Cornell affirme :

« Le polysulfure de calcium peut être mortel en cas d'inhalation, d'ingestion ou d'absorption par voie cutanée. Il est extrêmement caustique et peut causer des dommages irréversibles aux yeux et des brûlures cutanées. S'il est mélangé avec un acide, il peut dégager des gaz de sulfure d'hydrogène extrêmement toxiques et inflammables (Meister et Sine, 2009). »

Il est extrêmement toxique pour les vers de terre qui jouent un rôle important dans la remédiation et la régénération des sols. Pour les humains, il peut brûler la peau exposée et les yeux. Aux États-Unis, le polysulfure de calcium doit être marqué « DANGER ».

7. Roténone (DL50 : 132 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]
Une petite quantité de roténone va tuer tous les poissons dans votre étang. Cette substance mortelle, hautement toxique, est toujours disponible pour une utilisation par les agriculteurs bio dans des produits combinés avec des pyréthrines (également très toxique – voir ci-dessus) comme Red Arrow. Le Risk-monger a été choqué d'apprendre non seulement que ce tueur d'abeilles n'a pas été interdit, mais que PAN a même détourné son regard face aux conséquences environnementales et humaines désastreuses de cette substance toxique (naturelle). Les promoteurs du bio aiment affirmer que la roténone a été retirée du marché (également dans les commentaires sur mes blogs), mais ils refusent de reconnaître qu'il a été ré-autorisé récemment aux États-Unis d'Amérique.

Consommer des aliments bio avec des résidus de roténone peut favoriser l'apparition de la maladie de Parkinson. Il est dommage que les produits bio ne soient pas testés pour la présence de résidus de produits chimiques (naturels) pour que les consommateurs puissent prendre conscience des risques pour leur santé.

8. Sulfate de nicotine (DL50 : 50 à 60 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures, mais pour le trafic de contrebande et, partant, les utilisations illicites, voir ici]
La nicotine est naturelle, et donc approuvée pour l'agriculture biologique contre les pucerons, les thrips, les acariens et autres insectes. Il est amusant de voir tant de militants pro-bio argumenter contre l'utilisation des néonicotinoïdes en disant que ces pesticides de synthèse utilisent la nicotine. Oui... et alors ? C'est comme pour le Bt, qui est aussi utilisé par les agriculteurs bio. Mais quelle est la toxicité de cette neurotoxine naturelle autorisée en bio ? Très haute ! Aux États-Unis, le sulfate de nicotine requiert une étiquette d'avertissement de danger. C'est une neurotoxine organique qui interfère avec la substance transmettrice entre les nerfs et les muscles. Des tests ont montré que le sulfate de nicotine a provoqué des anomalies dans la descendance d'animaux de laboratoire et une étude de l'État du New Jersey a révélé que l'empoisonnement par le sulfate de nicotine de jardiniers bio peut entraîner une augmentation de la pression artérielle, des rythmes cardiaques irréguliers, et, dans certains cas, la mort.

Que dit le Pesticide Action Network au sujet de ce pesticide bio toxique ? Eh bien, PAN reconnaît que ce pesticide est probablement une mauvaise nouvelle, mais, dans la plupart des cas, il souligne qu'il n'y a pas suffisamment de données, et reconnaît qu'il est encore vendu pour l'agriculture biologique (mea culpa !). Le sulfate de nicotine ne semble pas s'être qualifié pour leur liste des douze salopards !

9. Azadirachtine (DL50 : 3540 mg/kg)

Aussi connu comme l'huile de neem, ce pesticide toxique approuvé pour l'agriculture biologique (en particulier pour les pommes) en remontre à tous les pesticides de synthèse pour sa capacité de massacrer les populations d'abeilles butineuses. Le Risk-monger a appelé à une interdiction de cet horrible produit chimique naturel dont des études de l'UE ont reconnu qu'il cause la mort de 50% des populations d'abeilles lorsque celles-ci sont exposées à un niveau 50 fois inférieur à la dose recommandée pour l'agriculture biologique. Ma demande va à l'encontre de la campagne du principal lobby du bio, l'IFOAM, qui, lui, implore l'UE de ne pas imposer des exigences de sécurité ou des demandes de données à l'azidirachtine qui restreindraient l'usage de ce pesticide tueur d'abeilles parce que, prétendent-ils, il n'y a pas d'alternatives pour les producteurs de pommes bio. Hep ! IFOAM ! Pourquoi ne pas utiliser des pesticides de synthèse moins toxiques afin de protéger les abeilles ? Incroyable !

Voici pour d'autres risques pour la santé de l'azadirachtine :

« Un des pesticides bio les plus populaires, le neem, est toxique pour les espèces non-cibles, y compris les crustacés et les têtards. Il a été montré que le neem provoque une maladie du cerveau, l'encéphalopathie toxique, chez les enfants. Chez la souris, il provoque des anomalies chromosomiques dans les cellules de moelle osseuse et des dommages de l'ADN des spermatozoïdes. »

J'ai mis les scientifiques biaisés, les activistes anti-industrie, du Groupe de travail de l'UICN sur les pesticides systémiques au défi de réfuter la corrélation entre le déclin des populations d'abeilles et la montée de l'agriculture biologique (une corrélation beaucoup plus étroite que celle qu'ils ont faite avec les néonicotinoïdes). Ces chercheurs ont refusé de regarder les données (mais peut-être n'ont-ils pas trouvé de financement auprès de leurs papas gâteaux du secteur du bio), mais l'azadirachtine est peut-être le meilleur indicateur du fait que l'agriculture biologique est aussi dangereuse pour la biodiversité, sinon plus, que les pesticides de synthèse bien testés que le secteur du bio cherche à faire interdire.

10. Bromure de méthyle (DL50 : 214 mg/kg) [pas d'usage autorisé en France en protection des cultures]

Le bromure de méthyle est un fumigant utilisé par les agriculteurs bio pour lutter contre les araignées, les acariens, les champignons, les plantes, les insectes, les nématodes et les rongeurs. Les études animales montrent que le bromure de méthyle peut affecter les reins, le cerveau, le nez, le cœur, les glandes surrénales, le foie, les testicules et les poumons. Le bromure de méthyle contribue également à la destruction de la couche d'ozone. En raison du risque élevé d'intoxication, il est fortement conseillé que les agriculteurs bio recourent à des professionnels pour l'application de bromure de méthyle.

11. Mixtures maison (DL50 : ?)

Une des choses les plus effrayantes de l'explosion de la pratique agricole bio par des amateurs est la grande disponibilité de recettes permettant à ces agriculteurs amateurs de faire leurs propres pesticides dans les éviers de cuisine. Nous avons fourni précédemment sur ce blog, un lien vers un site qui montre qu'un mélange maison de sel, de vinaigre et de savon était plus toxique comme herbicide que le glyphosate. Mother Earth News propose une large sélection de mixtures maison avec des produits chimiques de base qui ne sont pas destinés à être consommés ou épandus directement dans l'environnement. La plupart des petits agriculteurs bio ne possèdent pas une connaissance suffisante de la chimie de base pour concocter leurs propres pesticides.

Si les militants des ONG font campagne contre les produits chimiques en raison des risques inconnus des cocktails chimiques, pourquoi cautionnent-ils tous ces cocktails de pesticides bio qui sont déversés sur le sol et sur les denrées alimentaires non testées des gens ?

12. Huile de citronnelle, huile d'eucalyptus, extrait d'ail

Une étude récente publiée dans l'Oxford Journal of Insect Science a montré que lorsqu'elles ingérèrent de l'huile de citronnelle, de l'huile d'eucalyptus, des extraits d'ail, de l'huile de neem, ou de la roténone, les abeilles ouvrières subissent un taux de mortalité de 42 % à 60 % plus élevé que les ouvrières nourries avec des régimes témoins non contaminés.

Le Risk-monger a remis en question dans le passé la valeur des tests de laboratoire dans lesquels on a nourri les abeilles avec des contaminants chimiques ; nous devons cependant nous rappeler que les agriculteurs ont été privés des avantages de la protection des cultures par trois néonicotinoïdes sur la base des seules données de tests de laboratoire (sanctionnées par l'EFSA). Si ces types de tests d'alimentation de laboratoire montrent aussi que les abeilles ont un taux de mortalité de 42% à 62% plus élevé du fait de l'exposition aux pesticides bio, alors l'EFSA et la Commission européenne doivent décider si elles veulent interdire tous les pesticides, approuvés pour l'agriculture biologique ou conventionnelle, ou devenir un peu plus raisonnables et cohérents dans la façon de réguler ce que les agriculteurs peuvent ou ne peuvent pas utiliser sur leurs cultures. Qu'un tas de militants tapageurs aient de l'argent à dépenser pour mener des campagnes stupides, ne signifie pas que les régulateurs doivent écouter leurs bêtises.

Les mêmes, mais différents ?

La seule différence entre les pesticides classiques de synthèse et les pesticides autorisée en bio est que les produits phytopharmaceutiques de synthèse font l'objet de montagnes de données de sécurité et d'une surveillance régulière des résidus, alors que pour les pesticides autorisés en bio, vous payez très cher pour obtenir de belles histoires qui flattent vos sentiments et qui sont construites sur des mensonges bien conçus selon lesquels ils sont plus sûrs pour la consommation humaine, les abeilles et l'environnement.

Je suis pleinement conscient que les faits ne comptent pas et que vous voulez vous sentir bien à propos de la nourriture que vous consommez ; mais êtes-vous vraiment d'accord pour donner votre argent à ce groupe de menteurs bien financés du lobby du secteur du bio ?

Avertissement : Bien que ces pesticides approuvés pour l'agriculture biologique soient beaucoup plus toxiques que le glyphosate (ou que presque tout autre pesticide classique bien testé), le but de cet exercice est de mettre en évidence la stupidité et le manque d'intégrité des alarmistes qui attaquent les produits conventionnels de protection des cultures afin d'essayer de gagner des parts de marché pour les produits bio. Le risque des pesticides bien testés est très faible par rapport à d'autres expositions à des toxiques naturels ; les campagnes de peur des activistes n'en sont que plus ridicules et infondées.

Il y a plus de toxines dans cette tasse de café que vous avez bue en lisant cet article que dans une année entière d'absorption de résidus de pesticides conventionnels présents dans les fruits et légumes que vous consommez (et probablement aussi de pesticides bio, mais je crains que là, nous ne savons tout simplement pas, parce qu'il n'y a pas de pression de la part d'ONG comme PAN pour les faire tester). Mon intention n'était pas de faire encore plus peur aux gens, mais de leur faire réaliser combien nous sommes devenus crédules face à ces personnes mal intentionnées et payées par le lobby du secteur du bio.

Alors, que devons-nous faire de tout cela ? Deux points : le premier est que le lobby du bio (des associations commerciales du bio aux Food Babes et autres Mamavation du monde) ont sciemment menti en faisant peur aux gens à propos de notre chaîne alimentaire, sûre et bien contrôlée. Le deuxième est que ces gens sont soit très stupides pour penser que leurs pesticides ne sont pas aussi toxiques, soit pensent que nous autres sommes suffisamment stupides pour croire leurs balivernes (c'est probablement une combinaison des deux).

Et, cela étant, le Risk-monger va lancer une série d'articles d'ici la fin de l'année intitulée : « Comment faire face à la stupidité ? ». Parce que, d'une façon ou d'une autre, nous avons besoin de mettre un peu de bon sens dans le niveau incroyable de stupidité qui se répand, hors de tout contrôle, dans les débats sur la politique alimentaire.

Auteur : David Zarukn

DAVID ZARUK (sans N) Hahahatea en ignare absolu traine cette erreur depuis un mois a force de faire du copié collé
Donc David ZARUK (qu'il ne faut pas confondre avec Darryl ZANUK) est un lobbyiste -Pardon un communiquant-de renommée internationale, philosophe spécialiste de KANT( sujet de sa thèse "An analysis of Kant's concept of dignity) ce qui en fait de toute évidence un spécialiste des pesticides "bio"Surtout si l'on sait qu'il a travaillé chez SOLVAY chez BURSON MARSTELLER(énorme cabinet de lobbying Américain) ou au GEFIC(Européan chemical industry council)
Alors les commentaires de l'apprenti chimiste prescripteur de poison on s'en fiche comme de l'an quarante
si vous voulez savoir ou sont les VRAIS lobbyistes
http://ec.europa.eu/transparencyregister/accreditPerson/V1

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