FarmErasmus : des agriculteurs belges et italiens invités par leurs collègues français

Notre programme « FarmErasmus », dont l’objectif est de permettre à des agriculteur-trice-s de différents pays européens de partager leurs connaissances sur l’agriculture écologique, a débuté la semaine dernière. Nous avons chaussé nos bottes pour suivre Anne-France, Giorgia, Marteen et Raphaël, quatre fermiers de Belgique et d’Italie en visite dans une ferme vendéenne.

Giorgia et Raphaël examinent les semis du GAEC Ursule. © Théophile Trossat / Greenpeace
Giorgia et Raphaël examinent les semis du GAEC Ursule.
© Théophile Trossat / Greenpeace

Avec FarmErasmus, les agriculteurs prennent la clé des champs.

Des milliers de bébés sont nés de couples Erasmus. Greenpeace a lancé, au niveau européen, un programme d’échanges intitulé FarmErasmus et qui doit permettre aux agriculteur-rices de partager leurs connaissances sur l’agriculture écologique. Combien de projets d’agriculture écologique naîtront du programme FarmErasmus ?

FarmErasmus : des échanges pour découvrir des pratiques d’agriculture écologique

A partir du 23 janvier et jusqu’au 17 février 2017, 16 agriculteur-rice-s vont voyager à travers l’Europe pour se rendre sur des fermes d’accueil afin de découvrir et partager leurs pratiques d’agriculture écologique.

Des agriculteurs grecs vont ainsi se rendre dans des fermes en Belgique pour apprendre comment se passer des OGM dans la nourriture animale. Côté France, quatre agriculteurs visiteront la ferme d’une pionnière de l’agro-écologie en Bulgarie pour apprendre comment se passer de pesticides et engrais de synthèse.


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En France, deux fermes accueilleront des agriculteurs européens, venant de Belgique, Bulgarie et Italie : le GAEC Ursule et la ferme de la Guilbardière.

(c) Greenpeace / Jean-Luc Bertini
(c) Greenpeace / Jean-Luc Bertini

Située en Vendée, le GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) Ursule s’étend sur près de 200 hectares et compte 5 associés, dont Sébastien. On y retrouve bovins et volailles, ainsi qu’une grande variété de céréales et d’oléo-protéagineux.

Quant à Anne et Gilles, propriétaires de la ferme de la Guilbardière, dans le Loir-et-Cher, ils élèvent 35 vaches laitières de différentes races, sur 73 hectares dont 50 de prairies. Joli ratio ! Pendant que Gille s’occupe de nourrir les animaux, Anne, qui cherche à fournir des produits sains et à partager son savoir, fait visiter sa ferme et transforme le lait de l’exploitation. Chaque année, ce sont quelques 1700 visiteurs qui se rendent chaque année sur la ferme.

Pesticides néonicotinoïdes : les pollinisateurs ne sont pas les seuls à être menacés

Tout le monde a déjà entendu parler des pesticides néonicotinoïdes et des risques qu’ils présentent pour les abeilles. En tant qu’insectes pollinisateurs, les abeilles sont un maillon indispensable de notre chaîne alimentaire : jusqu’à 75 % de notre alimentation dépend directement ou indirectement de la pollinisation. Nous devons impérativement protéger les pollinisateurs contre la menace des pesticides, notamment des pesticides néonicotinoïdes.

E.Leclerc prêt à s'engager pour la réduction des pesticides ?

Après des mois de persévérance pour rencontrer les dirigeants de l’enseigne E.Leclerc et mettre le sujet des pesticides sur la table, le numéro un de la grande distribution en France, Michel-Edouard Leclerc a finalement accepté de nous recevoir. Il nous a fait part de sa volonté de s’engager vers une réduction de l’utilisation des pesticides dans la production des fruits et légumes de ses étals.

Manger bio et local, c'est l'idéal !

Demain, la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) lancera sa campagne « Manger bio et local, c’est l’idéal ». Au programme, plus de 500 événements partout en France, pour mieux connaître l’agriculture biologique et les producteurs de sa région.

Stéphanie Pageot est la Présidente de la FNAB et éleveuse de vaches laitières en Loire-Atlantique. Elle nous parle de la campagne de la FNAB et de la situation de l’agriculture biologique aujourd’hui.