Oui au camembert qui pue, non à l'agriculture qui pollue

Après de nombreuses manifestations cet été liées à la crise de l’élevage, une importante manifestation agricole a eu lieu aujourd’hui autour de la capitale. Le Premier ministre a reçu Xavier Beulin (FNSEA) et Thomas Diemer (Jeunes Agriculteurs) et de nouvelles mesures d’aide aux éleveurs ont été annoncées. Le conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne devrait être saisi le 7 septembre par la France ainsi que plusieurs autres pays.
La FNSEA maintient son objectif : faire de l’agriculture française une agriculture plus compétitive et plus offensive sur les marchés à l’export. Sauf que le problème est bien plus profond.

Vache hollandaise issue d'une ferme écologique
Vache issue d’une ferme écologique © Greenpeace / Joël van Houdt

Agriculture : changer de modèle pour nourrir tout le monde

Ancrée dans l’inconscient collectif : l’idée selon laquelle l’agriculture écologique ne pourrait pas nourrir le monde. Nous pensons au contraire qu’elle est la solution, la seule alternative pour sortir d’un modèle agricole destructeur qui ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui. Nous publions un rapport qui démontre en 7 principes-clé que l’agriculture écologique peut nourrir la planète tout en replaçant l’humain au centre du système alimentaire.

Merci d'avoir donné de la voix à l'agriculture écologique !

Il y a un peu plus de 50 jours nous lancions un appel à dons pour financer deux projets d’agriculture paysanne et écologique.

Le premier projet consiste à créer la maison des semences paysannes du Lot qui facilitera la culture et l’échange de semences entre les paysans du Lot. Elle permettra aux agriculteurs de reconquérir leurs droits sur leurs cultures.

© Jean-Luc Bertini
© Greenpeace / Jean-Luc Bertini

Le deuxième projet porte sur la réalisation de 24 diagnostics agriculture paysanne dans la Région Centre. Alarmés par les dérives de l’agriculture productiviste, de nombreux paysans en France se sont unis pour réfléchir aux alternatives possibles et ont créé la charte de l’agriculture paysanne. Le diagnostic agriculture paysanne est une approche globale, née de la réflexion et de l’expérience des agriculteurs.

Ces 2 projets sont accompagnés par la FADEAR, le réseau de l’agriculture paysanne.

Des projets qui contribuent à la métamorphose du modèle agricole

Le projet « Maison des semences paysannes » a récolté 22110 euros et le projet « Diagnostics agriculture paysanne », 20728 euros.
En plus de vos dons, la Confédération Paysanne du Lot et Vigilance OGM 46 ont toutes deux souhaité faire un don additionnel de 1000 euros chacune à la Maison des semences pour permettre de donner encore plus d’ampleur à ce projets.

C’est donc près de 45 000€ qui auront été collectés !

Les diagnostics agriculture paysanne se poursuivent dans le Centre. Un diagnostic est quasiment finalisé dans le Cher et d’autres rendez-vous ont été pris avec des paysans pour cet automne, les paysans étant actuellement très occupés par les travaux dans les champs.

©Greenpeace / Jean-Luc Bertini
©Greenpeace / Jean-Luc Bertini

La mise en place de la Maison des semences paysannes est également en très bonne voie. Les paysans ont pu visiter les jardins des jardiniers qui vont multiplier les semences et échanger avec eux sur les méthodes de culture, les maladies rencontrées etc. Cette journée de visites n’aura pas été sans surprise puisqu’ils ont découvert au cours de leurs visites un chou portugais géant ainsi qu’une petite salade aux feuilles vert foncé !
Une réunion pour le tri des graines aura lieu en octobre, quand les graines seront sèches.

Margaux et Corentin, Olivier, François, Cassandre, Serge et Jacques, Peyo, Florent, Christian et Cathy incarnent le changement agricole que nous promouvons.

Grâce à vous les projets des paysans du Centre et du Lot vont pouvoir voir le jour, grandir et semer leurs graines.

A suivre …

Roundup : la fausse bonne nouvelle de Ségolène Royal

[Edit le 16 juin à 16h30 suite à l’annonce de Ségolène Royal du dépôt d’un amendement pour interdire la vente en libre-service du glyphosate]

Dimanche 14 juin, Ségolène Royal a pris position contre la vente en libre service aux particuliers du désherbant phare de Monsanto, le Roundup, dont la substance active est le glyphosate. Deux jours plus tard, la Ministre précisait son intention : un amendement sera déposé à la loi sur la transition énergétique, afin que cette interdiction prenne effet le 1e janvier 2016. Une déclaration qui constitue une avancée, mais qui ne concerne pas les usages agricoles.

Suite à notre action, Philippe Mangin et Thierry Blandinières exigent un droit de réponse

Suite à notre action du 13 mai au siège de la coopérative agricole InVivo, nous avons reçu une demande émanant des avocats de Philippe Mangin et Thierry Blandinières, respectivement Président et Directeur général d’InVivo. Du fait d’ « insinuations blessantes à leurs égards », ils ont demandé de pouvoir user de leur droit de réponse.

Course Zéro Pesticide : c'est parti !

Ce matin, les militants des groupes locaux de Greenpeace se sont mobilisés en Ile-de-France, à Saint-Etienne et à Lille pour s’adresser directement aux salariés des six principales enseignes de la grande distribution française : Auchan, Casino, Carrefour, Intermarché, Leclerc et Système U.
Ils étaient là pour les encourager à devenir acteurs du changement, acteurs d’une vraie transition vers un modèle agricole écologique !